LIVRE XIII.
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où il a le moins mérité de l'être. Il allait se trouver en mesure dereprendre cette longue série de travaux, qui faisaient le bonheur etla grandeur de la France. Il était donc pressé de revenir à Paris , rr-prendre scs occupations accoutumées , et y recevoir probablement,pour prix de ses œuvres, une grandeur nouvelle, juste récompensede la plus noble, de la plus féconde ambition qui fut jamais.
Il partit le 28 janvier (8 pluviôse), laissant les Italiens enthousiasméset remplis d’espérance, laissant les Lyonnais enchantés d'avoir possédéquelques jours l’homme extraordinaire qui remplissait le inonde de sonnom, et qui montrait pour leur ville une prédilection si marquée. Ilavait reçu de l'empereur Alexandre une réponse à une lettre dans la-quelle il demandait ce monarque quelques avantages pour le com-merce de Lyon . Cette lettre, qui annonçait les meilleures dispositionsde la part de la Russie , fut publiée en substance, et produisit la plusvive satisfaction. En partant le premier consul donna trois écharpes auxtrois maires de la ville de Lyon , en mémoire de cette glorieuse visite.Les Bordelais lui avaient envoyé une députation pour le prier de tra-verser leurs murs. Il leur en fit la promesse, dès que la paix définitivelui aurait rendu un peu de loisir. Il passa par Saint-Étienne, Nevers ,et arriva le 31 janvier 1 (11 pluviôse) à Paris .
1 Nous donnons quelques extraits de la correspondance du premier consul pen-dant son séjour à Lyon :
Aux consuls Cambacérès et Lebrun.
I.yon f 24 nivésc an X (14 janv : cr IC02).
Je reçois, citoyens consuls, votre lettre du 21. Il fait ici un froid excessif, et jepasse les matinées, de midi à six heures, à recevoir les préfets et les notables desdépartements voisins. Vous savez que dans ces sortes de conférences il faut parlerlongtemps.
Ce soir la ville de Lyon donne un concert et un bal. Je vais y aller dans uneheure.
Les travaux de la consulte avancent.
Les troupes de l’armée d’Orient arrivent à force à Lyon : je prends des mesurespour les faire habiller. Je compte en passer la revue le 28.
Je continue à être extrêmement satisfait de tout ce que je vois, soit du peuplede Lyon, soit du midi de la France .
Les négociations d'Amiens me paraissent avancer.
Je vous félicite de la manière dont tout marche dans vos mains.
Joseph m'a écrit d'Amiens que le lord Cornwallis lui avait dit que le cabinetbritannique avait reçu des nouvelles de Saint-Domingue favorables à l’armée fran-çaise . que la division s'était manifestée dans l'armée de Toussaint.