L£ TRIBUNAT.Aux mêmes.
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Lyon , 26 nivôse an X (16 janvier I8U2).
J'ai reçu, citoyens consuls, vos dépêches des 22 et 23 nivôse... Les Lyonnaisnous ont donné une fête très-distinguée. Vous en trouverez ci-joint le détail, ainsçque les vers qui ont été chantés.
Je vais très-lentement dans mes opérations, car je passe toutes mes matinées krecevoir des députations des départements voisins.
31 fait aujourd’hui très-beau, mais très-froid.
Le bien-être de la république est sensible depuis deux ans. Lvon. pendant les.années VIII et IX, a vu accroître sa population de plus de vingt mille âmes, ettous les manufacturiers que j’ai vus de Saint-Étienne, d’Annonay . etc., m’ont ditque leurs fabriques sont en grande activité.
Toutes les têtes me paraissent pleines d’activité, non de celle qui désorganiseles empires, mais de celle qui les recrée, et produit leur prospérité et leur richesse.
Je passerai en revue dans quelques jours près de six demi-brigades de l’arméed'Oricnt.
Lyon , 28 nivôse an X (18 janvier 1802).
Je viens, citoyen consul, de recevoir la députation de Bordeaux . Elle m’a remisune pétition pour me solliciter de passer dans leur ville, ce que je leur ai promisde faire, lorsque leurs relations seraient en pleine activité avec les Antilles et l'ilede France .
Votre lettre du 23 m’a instruit des délibérations du sénat. Je vous prie de tenirla main à ce qu’on nous débarrasse exactement des vingt et des soixante mauvaismembres, que nous avons dans les autorités constituées. La volonté de la nationest que l’on n’empêche point le gouvernement de faire le bien, et que la tête deMéduse ne se montre plus dans nos tribunes ni dans nos assemblées.
La conduite de Sieyès , dans cette circonstance, prouve parfaitement qu'après avoirconcouru à la destruction de toutes les constitutions, depuis 91, il veut encores'essayer contre celle-ci. Il est bien extraordinaire qu’il n’en sente pas la folie. Ildevrait faire brûler un cierge à Notre-Dame pour s’être tiré de là si heureuse^ment, et d’une manière si inespérée : mais plus je vieillis, et plus je m’aperçois,que chacun doit remplir son destin.
J'imagine que vous avez pris toutes les mesures pour démolir le Châtelet.
Si le ministre de la marine a besoin des frégates du roi de Naples, il peut s’eoservir. Il serait même bien qu’il les fit partir le plus tôt possible pour l’Amé-rique . Tout s’arrangera après avec le roi de Naples.
Le froid a beaucoup diminué aujourd'hui.
I.e général Jourdan, qui est arrivé aujourd’hui du Piémont , me rend un compte;assez satisfaisant de cette province.
Les opérations de la consulte avancent, toutes leurs lois organiques se rédigent.
J'ai conféré une partie de la matinée avec les préfets.
Je vous recommande de voir le ministre de la marine, pour vous assurer que lesvivres de Saint-Domingue sont partis.
Aux consuls Cambacérès cl Lcbrxin,
Ljon, 30 nivôse roi X (20 janvier 1802).
Je désirerais, citoyens consuls, que le ministre du trésor public envoyât dansla 16' division militaire le citoyen Roger. pour y vérifier la comptabilité duIII. 12