LE TRIBUNAT. 251
militaires malades, se plaignent de n’avoir encore rien reçu pour l’an X. Celui deValence réclame même, avec l’an X, le mois de fructidor an IX.
Le travail de l'organisation des troupes piémontaises, que j'ai signé il y a plusd’un mois, n’est pas encore arrivé à Turin , ce qui met de l'incertitude parmi cestroupes. Kn général, il y a du retard et pas d’activité dans le département de laguerre: c’est l'opinion de tous ceux qui ont affaire avec ce département.
îl est indispensable que le ministre de la guerre envoie un ancien et bon or-donnateur à Turin ...
Toutes les principales dispositions de la consulte sont arrêtées. Je compte tou-jours être dans le courant de la décade à Paris .
11 serait à désirer que le sénat nommât une douzaine de préfets, soit au tribunat.soit au corps législatif. Celui du Mont-lllanc serait du nombre.
Je désirerais que vous fissiez mettre dans les journaux plusieurs articles pourrelever l'escroquerie de Fouilloux, et tourner en ridicule les gobe-mouclies étran-gers qui répandaient des bruits absurdes, tous fondés sur le bulletin manuscritd'un petit escroc qui n’avait pas de quoi dîner et qui les a dupés. Il est bon de re-venir plusieurs fois sur cet objet.
Aux mêmes.
Lyon , S pluviôse an X (28 janvier 1802).
Je reçois, citoyens consuls, votre lettre du 2 pluviôse.
J’ai eu aujourd’hui parade à la place Bellecour. La journée a été superbe. Lesoleil était comme au mois de floréal.
La consulte a nommé un comité de trente individus qui lui a fait un rapport,que, vu les circonstances intérieures et extérieures de la Cisalpine , il était indis-pensable de me laisser gérer la première magistrature, jusqu’à ce que les circon-stances permettent, et que je juge convenable de nommer un successeur. Demainje compte me rendre à la consulte réunie. On y lira la constitution, les nomina-tions, et tout sera terminé. Je serai à Paris décadi...
Aux mêmes.
Lyon , 6 pluviôse an X (26 janvier 1802).
J’ai reçu, citoyens consuls, votre lettre du 3 pluviôse. Je crois qu'il est bon d’at-tendre la signature de la paix à Amiens , avant de lever l’état de siège de la villede Brest .
A deux heures je me suis rendu dans la salle des séances de la consulte extraor-dinaire; j’y ai prononcé en italien un petit discours, dont vous trouverez ci-jointla traduction française . On y a lu la constitution, la première loi organique, unerelative au clergé. Les différentes nominations ont été proclamées.
Je vous enverrai demain le procès-verbal de toute la consulte, dans lequel setrouvera la constitution. Les deux ministres, quatre conseillers d'État, vingt pré-fets, des généraux et officiers supérieurs m’ont accompagné. Cette séance a eu dela majesté, une grande unanimité, et j’espère du congrès de Lyon tout le résultatque j’en attendais.
Je crois qu’il est inutile, si l’on ne fait pas courir de faux bruits sur le congrèsde Lyon , que vous publiez rien avant l’arrivée du courrier que je vous expédieraidemain. Ce ne serait que dans le cas où l’on aurait répandu que la consulte m'anommé président, que vous pourriez faire imprimer les deux pièces ci-jointes, quifont connaître la véritable tournure qu’ont prise les choses.
Je passerai la journée de demain à Lyon pour terminer tout, et je partirai (Ions la nuit. Je serai décadi à Paris ...