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CONSULAT A VIE.

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ncevoir quinze ccnls francs, ceux de seconde, mille, sans cumul tomlefois avec les pensions ecclesiastiques, dont beaucoup de prêtres jouis-saient en compensation des biens ecclésiastiques aliénés. Le casuel,c'est-à-dire les rétributions volontaires des fidèles pour l’administrationde certains sacrements, était conservé, à condition d'un règlementdonné par les évêques. Du reste, il était stipulé que tous les secoursdu culte seraient administrés gratuitement. Les églises étaient restituéesau nouveau clergé. Les presbytères et les jardins attenants, ce quedans nos campagnes on appelle la maison du cnre\ devaient être lesseules portions des anciens biens d’Églisc rendues aux prêtres; bienentendu qu’il n’était pas question de ceux de ces biens qui avaient étévendus. L’usage des cloches était rétabli pour appeler les fidèles à l'é-glise, mais avec défense de les employer à aucun usage civil, à moinsd’une permission de l'autorité. Le sinistre souvenir du tocsin avait faitadopter cette précaution. Aucune fete, excepté celle du dimanche, nepouvait être établie' sans l’autorisation du gouvernement. Le culte nedevait pas être extérieur, c’est-à-dire, célébré hors des temples, dansles villes où il existait des temples appartenant à des religions diffé-rentes. Enfin le calendrier grégorien se trouvait en partie concilié avecle calendrier républicain. C’était là certainement la plus grave des dif-ficultés. On ne pouvait pas abolir complètement le calendrier qui rap-pelai t, plus que toute autre institution, le souvenir de la révolution,et qui avait été adapté au nouveau système des poids et me-sures. Mais il n’était pas possible non plus de rétablir la religioncatholique sans rétablir ledimanche, et avec le dimanche la semaine.D'ailleurs les mœurs avaient déjà fait ce que la loi n’avait pas osé faireencore, et le dimanche était redevenu partout un jour de fêle religieuseplus ou moins observé, mais universellement admis comme interrup-tion du travail de la semaine. Le premier consul adopta un moyenterme. Il décida que l’année, le mois, seraient nommés comme dansle calendrier républicain, etlejour, la semaine, comme dans le calen-drier grégorien; qu’on dirait, par exemple, pour le jour de Pâques ,dimanche 28 germinal an X, ce qui répondait au 18 avril 1802. Ilexigea enfin qu’on ne pût marier personne à l’église sans la productionpréalable de l’acte de mariage civil ; et quant aux registres des nais-sances, des morts, des mariages, que le clergé avait continué de tenirpar suite de scs habitudes, il fit déclarer que ces registres ne pourraientjamais avoir aucune valeur en justice. Enfin toute donation testamen-