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CONSULAT A VIE.

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n’appeler aucun membre de l'ancien épiscopat, et ne désigner que descurés, ce serait créer un clergé trop nouveau, trop dépourvu d’auto-rité; que nommer, au contraire, d’anciens évêques seuls à tous lessièges, ce serait Irop oublier le clergé inférieur, qui avait rendu devrais services pendant la révolution, et dont la juste ambition seraitainsi gravement froissée. Ces vues étaient raisonnables, et furent ad-mises par le premier consul. Mais, quant aux deux prélats constitu-tionnels, il ne s’en contenta pas. « Sur soixante sièges, j’en veux,dit-il, donner le cinquième au clergé de la révolution, c’est-h-diredouze. Il y aura deux archevêques constitutionnels sur dix, et dixévêques constitutionnels sur cinquante, ce qui n’est pas trop. » Aprèss être concerté avec MM. Portalis et Bernier, il fit avec eux les choixles mieux entendus, sauf un ou deux. M. de Belloy, évêque de Mar-seille , le plus respectable, le plus âgé des membres de l’ancienneéglise deFrance, digne ministre d’une religion de charité, qui joignaitune figure vénérable h la piété la plus sage, fut nommé archevêque deParis. M. de Cicé, ancien garde des sceaux sous Louis XVI , autrefoisarchevêque de Bordeaux , esprit ferme et politique, fut promu à l’ar-chevêché d’Aix . M. de Boisgelin, grand seigneur, prêtre éclairé,instruit et doux, jadis archevêque d’Aix , devint archevêque de Tours.M. de La Tour-du-Pin, ancien archevêque d’Auch, reçut l’évêché deTroyes . Ce digne prélat, illustre par son savoir autant que par sa nais-sance, eut la modestie d'accepter ce poste si inférieur à celui qu’ilquittait. Le premier consul l’en récompensa plus tard par le chapeau decardinal. M. de Roquelaure, autrefois évêque de Senlis , l’un des pré-lats les plus distingués de l’ancienne église, par l’union de l’aménitéet des bonnes mœurs, obtint l’archevêché de Malines. M. Cambacérès ,frère du second consul, fut appelé à l'archevêché de Rouen . L’abbéFesch, oncle du premier consul, prêtre orgueilleux, qui mettait sagloire à résister h son neveu, fut fait archevêque de Lyon, c’est-à-direprimat des Gaules. M. Lecoz, évêque constitutionnel de Rennes , prêtrede bonnes mœurs, mais janséniste ardent et incommode, fut nomméarchevêque de Besancon. M. Primat, évêque constitutionnel de Lyon ,autrefois oratorien, prêtre instruit et doux, ayant donné des scandalesfâcheux sous le rapport du schisme, mais aucun sous le rapport desmœurs, fut promu à l’archevêché de Toulouse . Un curé distingué,M. de Pancemout, fort employé dans l’affaires des démissions, fuitiré de la paroisse de Saint-Sulpice, pour être envoyé à Vannes c-omme-m. * n