LES SÉCULARISATIONS.
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Hugel, ministre pour l’empereur, dirigeait les voix autrichiennes, etil était chargé de lutter d’artifices et de lenteurs contre le parti prus-sien, et contre les puissances médiatrices.
Dès la première séance, M. de Schraut, pour Bohême, se plaignithautement de la conduite tenue envers l’Autriche , et répondit avecamertume au reproche qui était adressé à cette cour, de n’avoir jamaisabouti à une conclusion, reproche sur lequel se fondaient principale-ment les puissances médiatrices pour intervenir. Ce ministre déclaraque depuis neuf mois, le cabinet impérial n'avait pas pu obtenir uneseule réponse à ses ouvertures de la part du gouvernement français ;qu’on l’avait laissé dans l’ignorance la plus complète de ce qui s’étaittraité à Paris ; que jamais son ambassadeur n’avait pu être initié ausecret de la médiation, et que le plan de cette médiation ne lui avaitété connu qu’au moment même de la communication qui en avait étéfaite à Ralislionne. M. de Schraut se plaignit ensuite du lot assigné àl’archiduc Ferdinand, prétendit que le traité de Lunéville était violé,car ce traité assurait à l'archiduc une indemnité entière de ses pertes,et on lui donnait comirn équivalent de quatre millions de florinsperdus, un million trois e;nt cinquante mille au plus. Salzbourg , sui-vant M. de Schraut, ne poduisait que neuf cent mille florins, Ber-chtolsgaden deux cent mile, Passau deux cent cinquante mille. C’é-tait là un pur mensonge. Du reste, Bohême ne concluait pas.
Drdre Teutonique, plus modéré, de langage, ne voulut admettre leplan que comme document à consulter.
Il y avait donc quatre voix approbatives, Brandebourg, Bavière ,Hesse-Cassel , Wurtemberg; une voix, Mayence, qui, au fond, étaitapprobative, mais qu’il fallait amener à l’être complètement; une voix,Saxe, qui suivrait la majorité, quand cette majorité serait prononcée ;deux voix enfin, Bohême et ordre Teutonique , tout à fait contraires,jusqu’à une satisfaction donnée à l’Autriche .
Ce résultat fut immédiatement communiqué au premier consul.Quand il eut connaissance du premier avis de Bohême, lequel imputaitau silence obstiné de la France l’impossibilité de mener à fin la négo-ciation des affaires germaniques, il ne voulut pas rester sous le coup decette imputation. Il répliqua sur-le-champ par une note que M. de La-forest fut chargé de communiquer à la diète. Dans cette note il expri -niait le regret d’être réduit à publier des négociations qui, de leurnature, auraient dû rester secrètes; mais il ajoutait que, puisqu’on l’y