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LES SECULARISATIONS .

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final, fixé au 2 brumaire (24 oc(obre), approchait. Les médiateursavaient bâte d'en finir. Ils avaient entendu toutes les petites réclama-tions, accueilli celles qui méritaient d'être écoutées, et rédigé les règle-ments qui devaient accompagner la distribution des territoires. Ladignité électorale, réclamée pour le Mecklembourg par l'empereurAlexandre, n’avait paru à personne pouvoir être accordée, car c’étaitun nouvel électeur protestant, ajouté aux six qui existaient déjà dansun collège de neuf. La disproportion était trop grande pour l’accroîtreencore. Cette réclamation avait été écartée. On avait fait une nouvelledistribution des votes virils (c’est ainsi que s'appelaient les votes dansle collège des princes); et on avait transféré sur leurs nouveaux Étatsles voix des princes dépossédés à la rive gauche. Il en résultait, dans lecollège des princes comme dans le collège des électeurs, un changementconsidérable au profit des protestants, car on remplaçait des prélats oudes abbés par des princes séculiers de religion réformée. Afin d’établirune sorte de contre-poids, on avait attribué de nouvelles voix à l’Au-triche pour Salzbourg, pour la Sfyrie, pour la Carniolcct la Carinthie .Mais les princes catholiques manquaient de principautés qui pussentservir de prétexte à la création de nouvelles voix dans la diète. Malgrétout ce qu’on avait fait, la proportion, qui était autrefois, comme nousl’avons dit, de cinquante-quatre voix catholiques contre quarante-troisprotestantes, était actuellement de trente et une voix catholiques contresoixante-deux protestantes. Cependant il n’en fallait pas conclure quele parti de l’Autriche fût dans une infériorité proportionnée a cesnombres. Tous les suffrages protestants, comme nous l'avons dit ail-leurs, n’étaient pas des suffi âges assurés à la Prusse, et avec les préro-gatives impériales, avec le respect dont la maison d’Autriche étaitencore l’objet, avec les craintes que la maison de Brandebourg com-mençait à inspirer, la balance pouvait être maintenue entre les deuxmaisons rivales.

Quant au collège des villes, on l'avait organisé d'une manière indé-pendante, et on avait lâché de le rendre moins inférieur aux deux autres.Les huit villes libres étaient réduites à six, puisque Wetzlar et Ratis-bonne avaient été accordées à l'archichancelier. La Prusse voulait fairesupprimer ce troisième collège, et attribuer à chacune des six villes unevoix dans le collège princier. C’eût été un moyen d’en supprimer encoreune ou deux, notamment Nuremberg , dont elle ambitionnait la posses-sion. La légation française s’y refusa obstinément.

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