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LITRE XXV*

Mules, il dispersa dans ce bois un grand nombre de tirailleurs, quiouvrirent un feu meurtrier sur la ligne prussienne, que l’on commençaità discerner. Les trois autres régiments furent disposés à droite duvillage, deux d’entre eux déployés, et rangés de manière à présenterune double ligne, le troisième en colonne, prêt à se former en carrésur le flanc de la division. Le terrain à la gauche de Hassenhausen futréservé pour recevoir les troupes du général Morand. Quant à celles dugénéral Friant, leur position devait être déterminée par les circon-stances de la bataille.

Le roi de Prusse, le duc de Brunswick et le maréchal de Mollen-dorf, qui avaient franchi le ruisseau avec la division Schmettau, déli-bérèrent , à la vue des dispositions qu’ils apercevaient en avant deHassenhausen, s’il fallait attaquer sur-le-champ. Le duc de Brunswickvoulait attendre la division Wartenslebeu , pour agir avec plus d’en-semble ; mais le roi et le maréchal de Molleudorf étaient d’avis de nepas différer le combat. Du reste la fusillade devint si vive qu’il falluty répoudre, et s’engager tout de suite. On se déploya donc avec la di-vision Schmettau, en face du terrain occupé par les Français , ayantdevant soi Hassenhausen, qui, au milieu de ce terrain découvert,allait devenir le pivot de la bataille. On essaya de riposter aux tirail-leurs français , embusqués derrière les saules, mais ce fut sans effet,car outre leur adresse, ces tirailleurs avaient un abri, et alors on seporta un peu sur la droite de Hassenhausen (droite pour les Français ,gauche pour les Prussiens ), afin de se garantir d’un feu plongeant etmeurtrier. La division Schmettau s’approcha des lignes de notre infan-terie pour la fusiller, et le brouillard commençant à se dissiper, elledécouvrit l’infanterie de la division Gudin rangée à la droite de Hassen-hausen. Le général Blucher à cet aspect réunit sa nombreuse cavale-rie, et, décrivant un détour, vint pour charger en flanc la divisionGudin . Mais celle-ci ne lui en laissa pas le temps. Le 25”, qui étaiten première ligne, disposa sur-le-champ en carré son bataillon d*droite; le 21”, qui était en seconde ligne, suivit cet exemple; enfin 1#1Ç>” régiment, qui était en arrière-garde , forma un seul carré de sesdeux bataillons, et ces trois masses hérissées de baïonnettes atten-dirent avec une tranquille assurance les escadrons du général Blucher.Les généraux Petit, Gudin, Gauthier avaient pris place chacun dansun carré. Le maréchal allait de l’un à l’autre. Le général Blucher, quedistinguait un bouillant courage, exécuta une première charge, qu’il