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1ÉNAK

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s’agissait que de marcher-pour les prendre, à moins toutefois qu’ils neréussissent à gagner la mer, et à trouver assez de bâtiments pour lestransporter dans la Prusse orientale . Aussi Murat se dirigea-t-il engrande hâte sur la route du littoral, aün de leur en interdire l’ap-proche. Il poussa jusqu’à Stralsuud, pendant que le maréchal Berna-dotte, parti des environs de Berlin , et le maréchal Soult -des bords del’Elbe , s élevaient au nord pour jeter l’ennemi dans le réseau de lacavalerie française.

Le général Blùcher avait pris à Waren, près le lac de Muritz , lecommandement des deux corps prussiens. Se réfugier vers la Prusseorientale par l’Uder était impossible, puisque le fleuve se trouvaitgardé dans toutes les parties de son cours par l’armée française. L’accèsdu littoral et de Stralsuud était déjà intercepté par les cavaliers deMurat. 11 ne restait d'autre ressource que de rebrousser chemin, et derevenir sur l’Elbe . Le général Blueher forma ce projet, espérant sejeter dans Magdebourg , eu augmenter la force jusqu’à convertir lagarnison en un véritable corps d’armée, et fournir, appuyé sur cettegrande forteresse, une brillante résistance. 11 s’achemina donc versl’Elbe , pour tenter de le passer aux environs de Laueubourg.

Ses illusions furent de courte durée. Bientôt des patrouilles enne-mies lui apprirent qu'il était enveloppé de toutes parts, qu’à sa droiteMurat côtoyait déjà la mer, qu à sa gauche les maréchaux Bcruadotteet Soult lui fermaient l’accès de Magdebourg . Ne sachant plus à quelprojet s’arrêter, il marcha quelques jours droit devant lui, c est-à-direvers le bas Elbe, comme aurait pu faire un corps français retournanten France par le Mecklembourg et le Hanovre . A chaque instant ils'affaiblissait, parce que ses soldats ou s’enfuyaient dans les bois, ouaimaient mieux se rendre prisonniers, que de supporter plus longtempsdes fatigues devenues intolérables. 11 eu perdait aussi un bon nombredans des combats d’arrière-garde, qui, grâce à la nature diüicile dupays, ne tournaient pas toujours en défaite complète, mais finissaientconstamment par 1 abandon du terrain disputé et par le sacriüce debeaucoup d’hommes pris ou hors de combat.

il marcha ainsi, du 50 octobre au a novembre. Ne sachant plus oùporter ses pas, il imagina un acte violent, que la nécessité toutefoispouvait justifier. Il avait sur son chemin la ville de Lubeck , l’une desdernières villes libres conservées par la constitution germanique.Neutre de droit, elle devait rester étrangère à toute hostilité. Le gé-