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EYLAU.

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construire la nouvelle Bourse. Napoléon jugea la place trop belle poury élever le temple de la richesse, et il résolut d’y élever le temple dela gloire. Il décida qu’on chercherait un autre quartier pour y établirla nouvelle Bourse, et que sur l’un des quatre points qu’on aperçoitdu milieu de la place de la Concorde serait érigé un monument con-sacré à la gloire de nos armes. Il voulait que le frontispice de ce mo-nument portât l’inscription suivante : L’empereur Napoléon aux sol-dats de la grande armée. Sur des tables de marbre devaient êtreinscrits les noms des officiers et soldats qui avaient assisté aux grandsévénements d’Ulm, d’Austerlitz, d’Iéna, et sur des tables d’or, le nomde ceux qui étaient morts daus ces journées. D’immenses bas-reliefsdevaient représenter, groupés les uns à côté des autres, les officierssupérieurs et les généraux. Des statues étaient accordées aux maréchauxqui avaient commandé des corps d’armée. Les drapeaux pris sur l’en-nemi devaient être suspendus aux voûtes de l’édifice. Napoléon décidaenfin que tous les ans une fête, de caractère antique comme le monu-ment, serait célébrée le 2 décembre, en l’honneur des vertus guerrières.Il ordonna un concours, en se réservant de choisir entre les projetsprésentés celui qui lui semblerait le plus convenable. Mais il déterminad’avance le style d’architecture qu’il voulait donner ou nouvel édifice.Il désirait, disait-il, un temple de forme grecque ou romaine. •• Nousavons des églises, écrivait-il au ministre de l’intérieur, nous n’avonspas un temple, semblable au Parthénon par exemple ; il en faut un dece genre à Paris. » La France aimait alors les arts de la Grèce , commeelle aimait naguère les arts du moyen âge ; et c’était un présent tout àfait neuf à offrir h la capitale qu’une imitation de Parthénon . Aujour-d’hui ce temple grec, devenu une église chrétienne (ce qui ne sauraitêtre un sujet de regret), contraste avec sa nouvelle destination, et avecles arts de l’époque actuelle. Ainsi passent nos goûts, nos passions,nos idées, aussi vite que les caprices de cette fortune qui a voué cetédifice à des usages si différents de ceux auxquels il était d’abord con-sacré. Toutefois il occupe majestueusement la place qui lui a été jadisassignée, et le peuple n’a point oublié que ce temple devait être celuide la gloire 1 .

1 Nous citons à ce sujet quelques lettres de Napoléon , qui nous semblent dignesd’être reproduites.

A u ministre de l’intérieur.

Posen , 6 décembre 1806,

La littérature a besoin d’encouragements ; vous en êtes le ministre. Propose®;