eylait;
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pelé dès la fin del8051a première moi fié de la conscription de 1808,et venait d’en appeler la seconde moitié au moment de son entrée enPrusse. Il résolut d’agir de même pour la conscription de 1807, eten l’appelant tout de suite, quoiqu’on ne fût qu’à la fin de 1806, deménager aux jeunes gens de cette classe une année pour s’instruire,se renforcer, se rompre aux fatigues de la guerre. Avec l’esprit quirégnait dans les cadres, c’était plus qu’il ne fallait pour former d’excel-lents soldats. Cette nouvelle levée d’hommes devait en outre procurerà l’effectif général de l’armée une notable augmentation. Cet effectif,qui était en 1805, époque du départ de Boulogne, de 450,000 hommes,qui s’était élevé par la conscription de 1806 à 505,000, allait êtreporté par la conscription de 1807 à 580,000. Les libérations annuellesétant interdites pendant la guerre, l’armée s’augmentait ainsi à chaqueconscription, car il s’en fallait que le feu ou les maladies diminuassentl'effectif d’une quantité d’hommes proportionnée aux appels. La cam-pagne d’Autriche n’avait pas coûté plus de 90,000 hommes ; celle dePrusse ne lesavait pas coûtés encore. Il est vrai que, la guerre se trouvantportée chaque jour à des distances plus grandes, et sous des climatsplus rudes, la qualité des troupes s’abaissant à mesure que de jeunesrecrues remplaçaient les vieux soldats de la révolution, les pertesallaient bientôt devenir plus sensibles. Mais elles étaient encore depeu d’importance, et l’armée, composée de soldats éprouvés, rajeunieplutôt qu’atlaiblie par l’arrivée aux bataillons de guerre d’une certaineportion de conscrits, avn*t atteint son état de perfection.
Napoléon écrivit donc à M. de Lacuée pour lui ordonner d’appelerla classe de 1807. M. de Lacuée était alors chargé des appels au mi-nistère de la guerre. C’était un fonctionnaire capable, dévoué à l’em-pereur, et résolu à surmonter les difficultés d’une tâche fort ingrate,sous un règne qui faisait des hommes une si grande consommation,Bien qu’il ne fût pas ministre de la guerre, Napoléon correspondaitimmédiatement avec lui, sentant le besoin de le diriger, de te sou-tenir, de l’exciter par des communications directes. » Vous verrez,» lui écrivit-il, par un message adressé au sénat, que j’appelle la» conscription de 1807, et que je ne veux pas poser les armes que je» n’aie la paix avec l’Angleterre et avec la Russie . Je vois par les états» que le 15 décembre toute la conscription de 1806 aura marché...» Vous n’aurez pas besoin d’attendre mon ordre pour la répartition» entre les divers corps... Je n’ai point perdu de monde, mais le projet