Band 
[7. - 8.]
Seite
157
JPEG-Download
 

ETLAU,

137

rieur à Saint-Lô, à Pontivy , à Napoléonville, formés en petits camps,étaient destinés à se porter sur Cherbourg, Brest, la Rochelle ou Bor-deaux . Des détachements de gardes nationales, peu nombreux, maisbien choisis, un à Saint-Omer, un dans la Seine-Inférieure , un troi-sième dans les environs de Bordeaux , devaient concourir à la défensedes points menacés. Quelques corps concentrés à Paris devaient s’yrendre en poste.

Le même système avait été adopté, comme on l’a encore vu, pourl’armée d’Italie. Les troisièmes bataillons de cette armée, répandusdans la haute Italie , se consacraient à l’instruction des conscrits, etfournissaient en même temps la garnison des places. Les bataillons deguerre étaient aux trois armées actives de Naples , du Frioul, de laDalmatie .

Napoléon résolut d’abord de tirer des dépôts les renforts nécessairesà la grande armée, de remplir avec la nouvelle conscription le videqu’il allait y produire, et comme ce vide serait rempli, et fort au delà,par le contingent de 1807 , de profiter du surplus pour porter lesbataillons de dépôt à 1,000 ou 1,200 hommes, et les régiments decavalerie à un effectif de 700 hommes au lieu de 300. Il résolut aussid’augmenter l’effectif des compagnies d’artillerie, s’étant aperçu quel’ennemi, pour suppléer à la qualité de ses troupes, ajoutait beaucoupau nombre de ses canons. Les bataillons de dépôt étant portés à 1,000ou 1,200 hommes, on pouvait toujours en extraire, outre le recrute-ment de l’armée active, les 500 ou 400 hommes les plus exercés pourles envoyer partout où se manifesterait un besoin imprévu.

Napoléon avait déjà fait sortir des dépôts une douzaine de millehommes, lesquels avaient été conduits en gros détachements de l’Alsaceen Franconie, de la Franconie en Saxe, pour remplir les vides produitsdans ses cadres par la guerre. Sept à huit mille venaient d’arriver,quatre à cinq mille étaient encore en marche. Ce n’était pas tout à faitl’équivalent de ce qu’il avait perdu, bien plus du reste par les fatiguesque par le feu . Se préoccupant surtout des distances auxquelles laguerre allait être portée, il imagina un système, profondément conçu,pour amener les conscrits du Rhin sur la Vistule , pour les y amenerde manière qu’ils ne courussent aucun danger pendant la longueur dutrajet, qu’ils ne- se dispersassent pas en route, et que, chemin faisant,ils pussent rendre des services sur les derrières de l’armée. Ces déta-chements, extraits de chaque bataillon de dépôt, devaient former une

7 .