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EYLAÜ.

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qu’ils avaient lois de leur entrée en campagne, il voulait attirer dènouveaux corps à la grande armée. 11 avait laissé, comme on l’a vu,trois régiments à Paris , pour en former une réserve, qui pût se trans-■porter en poste sur les côtes de France , si elles étaient menacées. Ilcrut pouvoir disposer de deux de ces régiments, le 58' de ligne et le15 e léger, grâce à l’augmentation considérable des conscrits dans lesdépôts. Il y avait à Paris six troisièmes bataillons qui appartenaient àdes régiments à quatre bataillons. La conscription devait les porter àljüOO hommes chacun. Junol, gouverneur de Paris , eut ordre de lespasser lui-même en revue plusieurs fois la semaine, et de les fairemanœuvrer sous ses yeux. C’était une réserve de G,000 hommes tou-jours prête à partir en poste pour Boulogne, Cherbourg ou Brest , etqui permettait de disposer sans inconvénient du 58° de ligne et du15' léger. Ces deux régiments, que l’on comptait parmi les plus beauxde l’armée, furent acheminés sur l’Elbe par Wesel et la Westphalie .

On se souvient que [Napoléon avait résolu de convertir les vélites enfusiliers de la garde. Grâce à la prompte exécution de ce qu’il ordon-nait, un régiment de deux bataillons, s’élevant à 1,400 hommes, dontles soldats avaient été choisis avec soin dans le contingent annuel, dontles ofïiciers et sous-otliciers avaient été pris dans la garde, était déjàtout formé. Napoléon prescrivit de le retenir le temps rigoureusementnécessaire à son instruction, et puis de le transporter en poste deParis à Mayence.

La garde de la capitale était comme aujourd’hui confiée à unetroupe municipale, forte de deux régiments, connus sous le titre derégiments de la garde de Paris . Napoléon avait recommandé d’aug-menter'le plus possible l'effectif de ces deux régiments, en puisantdans la dernière conscription. Recueillant le prix de sa prévoyance, ilput, sans trop dégarnir Paris , en tirer deux bataillons, qui présen-taient un régiment de 1,200 à 1,500 hommes, d’une tenue et d’unequalité excellentes. 11 ordonna de les faire partir pour l’armée, pen-sant qu’une troupe chargée de maintenir l’ordre au dedans ne devaitpas être privée de l’honneur de servir la grandeur du pays au dehors,qu’elle en reviendrait meilleure et plus respectée.

Les ouvriers des ports étaient sans emploi et sans pain, parce queles constructions navales languissaient au milieu de l’immense déve-loppement donné à la guerre continentale. Napoléon leur trouva uneoccupation utile et un salaire. Il en composa des bataillons d infan-