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EYLAÜ.

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passer la revue, d’y remplacer les chevaux fatigués ou peu en état deservir, de retenir également les hommes malades, pour les faire partirà la suite des régiments qui se succéderaient. Les ouvriers de Berlin ,restés oisifs par le départ de la cour et de la noblesse, devaient êtreemployés danscedépôt, moyennant salaire, à des travaux de sellerie,de harnachement, de chaussures et de charronnage.

C’est surtout à l’Italie que Napoléon imagina de recourir pour seprocurer de la cavalerie. Nulle part elle n’était moins utile. A Naples ,on n’avait affaire qu’à des montagnards calabrais, ou à des Anglais débarquant de leurs vaisseaux sans troupes à cheval. 11 y avait àNaples seize régiments de cavalerie, dont quelques-uns de cuirassiers,et desplus beaux de l’armée. Napoléon en fit refluer dix vers la hauteItalie , n’en laissa que six, qui étaient tous de cavalerie légère, et dontil put porter l’effectif à 1,000 hommes chacun, grâce au grand nombrede conscrits envoyés au delà des Alpes . Ils devaient donc présenterune force de G,000 hommes, fournissant 4,000 cavaliers toujours prêtsà monter à cheval, et fort suffisants pour le service d’observation qu’onavait à faire dans le royaume de Naples .

Les plaines coupées de la Lombardie , dans lesquelles les canaux,les rivières, les longs rideaux d’arbres, rendent les mouvements de lacavalerie si difficiles, n’étaient pas non plus un pays où elle fût très-nécessaire. D’ailleurs dix régiments de cette arme, reportés du midiau nord de l’Italie , permettaient d’en détacher quelques uns, pour les.diriger sur la grande armée. Napoléon en tira une division de cuiras-siers^ formée de quatre régiments superbes, qui s’illustrèrent depuissous le commandement du général d’Espagne . Il en tira de plus de lacavalerie légère, et fit partir successivement pour l’Allemagne , les 19 e ,24 e , 15', 5 e , et 24 e régiments de chasseurs, ce qui faisait, avec lesquatre de cuirassiers, neuf régiments de cavalerie empruntés à l’Italie .C’était une force de 5,000 cavaliers au moins voyageant partie avecleurs chevaux, partie à pied, ces derniers destinés à être montés enAllemagne .

Napoléon s’occupa en même temps de mettre l’armée d’Italie sur lepied de guerre. Il avait eu soin de lui envoyer 20,000 hommes sur laconscription de 1800, et il avait recommandé au prince Eugène d’ap-porter à leur instruction une attention continuelle. Prêt à s’enfoncerdans le nord, laissant sur ses derrières l’Autriche plus épouvantée maisplus hostile depuis Iéna , il voulut qu’on procédât sans retard à la for-