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EYLAÜ.

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déjà rejointe depuis l’entrée en Prusse, et qui l’avaient portée à en-viron 190,000 hommes, avec ceux |qui se préparaient à la rejoindre,avec les auxiliaires allemands, hollandais, italiens, elle devait s’élever àprès de 000,000 hommes; et tel est l’inévitable éparpillement desforces, même sous la direction du général le plus habile, qu’en dé-falquant de ces 300,000 hommes les blessés, les malades, devenusplus nombreux en hiver et sous des climats lointains, les détachementsen marche, les garnisons laissées sur la route, les corps placés en ob-servation, on ne pouvait pas se flatter de présenter plus de 180,000hommes au feu. Tant il faut que les ressources dépassent les besoinsprévus, pour suffire seulement aux besoins réels! Et si on étend cetteobservation à l’ensemble des forces de la France en 1800, ou verraqu’avec une armée totale, qui allait s’élever pour tout l’empire a 880,000hommes, à G 30,000 avec les auxiliaires, 50,000 au plus pourraient êtreprésentssur le théâtre de laguerre, entre le lthiu et la Vistule , 180,000sur la Vistule même, et 80,000 peut-être sur les champs de bataille oùdevait se décider le sort du monde. Et cependant jamais tant d’hommeset de chevaux- n’avaient marché, tant de canons u’avaieni roulé, aveccelte force d’agrégation, vers un même but!

Ce n’était pas tout que de réunir des soldats, il fallait encore desressources financières, afin de les pourvoir de tout ce dont ils avaientbesoin. Napoléon ayant réussi, comme on l’a vu, à porter à 700 mil-lions (820 avec les frais de perception) son budget du temps deguerre, avait le moyen d’entretenir une armée de 480,000 hommes.Mais il devait bientôt en avoir 600,000 à solder. Il résolut de tirerdes pays conquis les ressources qui lui étaient nécessaires pour payerses nouveaux armements. Possesseur de la Hesse , de la Weslphalie,du Hanovre , des villes hanséatiques, du Mecklembourg, de la Prusseenfin, il pouvait sans inhumanité frapper des contributions sur cesdivers pays. Il avait laissé exister partout les autorités prussiennes, etmis à leur tète le général Clarke pour l’administration politique dupays, M. Daru pour l'administration financière. Ce dernier, capable,appliqué, intègre, s’était saisi de toutes les affaires financières, et lesconnaissait aussi bien que les meilleurs employés prussiens. La monar-chie de Frédéric-Guillaume, composée à cette époque de la Prusseorientale, qui s’étendait de Kœnigsberg à Stettin, de la Pologne prus-sienne, de la Silésie, du Brandebourg , des provinces à la gauche del'Elbe , de la Westphalie, des enclaves situées en Franconie , pouvait