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KÏLAU.

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tants triomphes en s’avançant dans ces plaines du nord, où Charles XII avait trouvé sa ruine ; il lui fallait ensuite un élan unanime de la partdes Polonais , pour concourir à ces triomphes, et pour le rassurer surla solidité du nouvel État qu’on allait fonder entre trois puissancesennemies, la Russie, la Prusse et l’Autriche . « Quand je verrai les

Polonais tous sur pied, dit-il au maréchal Davoust, alors je procla-» inerai leur indépendance, mais pas avant. •> Il fit transporter à lasuitedes troupes f rançaises un convoi d’armes de toute espèce, afin d’armerl'insurrection, si, comme on l’annonçait, elle devenait générale.

Le maréchal Davoust, devançant les corps d’armée qui devaientpartir de l’Oder , s’était mis en mouvement dès les premiers jours denovembre. Il marchait avec cet ordre, avec cette discipline sévère, qu ilavait coutume de maintenir parmi ses troupes. Il avait annoncé à sessoldats qu’en entrant en Pologne ou entrait dans un pays ami, etqu il fallait le traiter comme tel. Ainsi que nous l’avons déjà dit, ils’jélait introduit une certaine indiscipline dans les rangs de la cavalerielégère, qui prend plus de part et contribue davantage aux désordresdelà guerre. Deux soldatsde cette arme ayant commis quelques excès,le maréchal Davoust les fit fusiller en présence du troisième jcorps.

Il s’avança sur Posen en trois divisions. Le pays entre l’Oder et laVistule ressemble beaucoup à celui qui s’étend de l’Elbe à l’Oder . Leplus généralement on parcourt des plaines sablonneuses au milieudesquelles le bois pousse assez facilement, surtout le bois résineux,particulièrement le sapin; et, comme au-dessous de la couche de sablese trouve une argile propre à la culture, tantôt noyée sous le sablemême, tantôt surgissant à la surface, on rencontre au milieu desforêts de sapins de vastes clairières, assez bien cultivées, à traversces clairières une population rare, pauvre, mais robuste, abritéesous le bois et le chaume. Sur ce sol les transports sont d’unedifficulté sans égale, car aux sables mouvants succède une glaise,dans laquelle on enfonce profondément dès quelle est pénétréepar les eaux, et qui se change après quelques jours de pluie enupc vaste mer de boue. Les hommes y périssent, si ou ne vient les enarracher. Q.uant aux chevaux, canons, bagages, ils s’y abiment san spouvoir être sauvés, même par les bras de toute une armée. Aussi laguerre n est-elle possible dans cette portion de la plaine du nord, qu’enété, lorsque la terre est entièrement desséchée, ou dans l’hiver, lors-qu'une, gelée de plusieurs degrés a. donné au . sol la consistance de la