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EYLAU.

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les Russes n’étaient pas 50,000 ensemble, et parce que la fatigueextrême d’une partie de ses troupes, ayant couru jusqu a Prenslow etjusqu’à Lubeck , l’obligeait à former deux armées, l’une composée deceux qui pouvaient marcher immédiatement, l’autre de ceux quiavaient besoin de quelques jours de repos avant de se remettre enroute. C’est ainsi que les circonstances entraînent des variations dansl’application des principes les plus constants. C’est au tact du grandgénéral à modifier celte application avec sûreté et à-propos.

Napoléon enjoignit donc au maréchal Davoust de se porter à droite,comme le commandait la route de Poscn à Varsovie , de passer parScmpolno, Klodawa, Kutno, Socliaczew, Blonie , et d’envoyer sesdragons directement sur la Vistule à Kowal, pour donner la main auxmaréchaux Lannes et Augereau. Lannes, après s’ètre dédommagé, aumilieu de l’abondance de Bromberg , des privations d’une longue routeà travers les sables , avait pris le pas sur Augereau. Il eut ordre deremonter la Vistule, et par sa droite de se porter de Bromberg àInowracIaw,Brezesc, Kowal, défilant sous le canon de Thorn , et allantse lier au corps du maréchal Davoust, dont il dut former la gauche.Le maréchal Augereau le suivit un peu après, et, parcourant la mêmeroute, vint faire la gauche de Lannes.

Le 16 novembre et les jours suivants, le maréchal Davoust, précédéde Murat, se porta de Posen , où il avait tout laissé dans un ordreparfait, sur Sempolno , Klodawa, Kutno . Lannes „ après avoir quittéBromberg et défilé à la vue de Thorn, en se couvrant de la Vistule , setrouva de nouveau engagé dans les sables qui s’offrent généralementdans cette partie du cours de la Vistule , rencontra une seconde fois lastérilité, la disette, le désert, et n’en devint pas plus favorable à laguerre qu’on allait entreprendre. Il vint, par Kowal et Kutno , s’appuyerau corps du maréchal Davoust. Augereau le suivait à la trace , par-tageant ses impressions comme il lui arrivait souvent, car il avait aveeLannes plus d’une analogie de caractère, quoique fort inférieur entalents et en énergie.

Murat et Davoust, peu tentés de livrer une bataille sans l’empereur,ayant ordre d’ailleurs de l’éviter, s’avancèrent avec beaucoup de pré-caution jusqu’aux environs de Varsovie . Le 27 novembre, leur cava-lerie légère rejeta de Blonie un détachement ennemi, et se montrajusqu’aux portes mêmes de la capitale. Partout on avait trouvé lesRusses en retraite, et occupés à détruire les vivres, ou à les trans-