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EYLAU.

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était probable qu’ils se défendraient avec énergie, et, ce point em-porté, procéder à l’exécution de son plan, qui consistait à jeter, parun mouvement de conversion de gauche à droite, les Russes dans lepays marécageux et boisé de l’intérieur de la Pologne . En conséquence,après avoir réitéré aux maréchaux Ney, Bernadotte et Bessières,formant sa gauche, l’ordre de se porter rapidement de Thorn à Biezunsur le cours supérieur de l’Ukra, aux maréchaux Soult et Augereau,formant son centre, l’ordre de partir de Plock et de Modlin pour seréunir à Plonsk sur l’Ukra, il se mit lui-même à la tête de sa droite,composée du corps de Davoust, du corps de Lannes, de la garde etdes réserves, et résolut de forcer tout de suite la position des Russesau confluent de l’Ukra et de la Narew . Il laissa dans les ouvrages dePraga les Polonais de nouvelle levée, avec une division de dragons,force suffisante pour parer à tout accident, l’armée ne devant pas s’é-loigner beaucoup de Varsovie .

Arrivé dans la matinée du 25 décembre à Okunin sur la Narew ,par un temps humide, par des routes fangeuses et presque imprati-cables , Napoléon mit pied à terre, pour veiller de sa personne auxdispositions d’attaque. Ce général qui, suivant quelques critiques, touten dirigeant des armées de trois cent mille hommes, ne savait pasmener une brigade au feu, alla lui-même faire la reconnaissance despositions ennemies, et placer sur le terrain jusqu’à des compagnies devoltigeurs.

On avait déjà franchi la Narew à Okunin, au-dessous du confluentde l’Ukra et de la Narew . Pour pénétrer dans l’angle formé par ces deuxrivières, il fallait passer ou la Narew , ou l’Ukra, au-dessus de leur pointde réunion. L’Ukra étant moins large, on aima mieux essayer de fran-chir celle-ci. On avait profité d’une île qui la divisait en deux bras,près de son embouchure, afin de diminuer la difficulté. On s’étaitétabli dans cette île, et il restait à passer le second bras, pour aborderà la pointe de terre qu’occupaient les Russes, entre l’Ukra et la Narew .Cette pointe de terre, couverte de bois, de taillis, de marécages, offraitun fourré très-épais. Au delà, ce fourré s’éclaircissait un peu, puis leterrain se relevait, et présentait un escarpement, qui s’étendait de laNarew à l’Ukra. A droite de ce retranchement naturel, se voyait levillage de Czarnowo sur la Narew , à gauche le village de Pomichowosur l’Ukra. Les Russes avaient des avant-gardes de tirailleurs dans lefourré, sept bataillons et une nombreuse artillerie sur la partie élevée

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