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ETi.AU.

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avait déjà emporté une, lorsque les Russes , se dirigeant en masse surson flanc gauche, l’obligèrent à rétrograder. Mais le reste de la divisionMorand arrivait au soutien de ses deux premiers régiments. Le 15'léger, ayant épuisé ses cartouches, fut remplacé par le 50% et on marchade nouveau par la droite à l’attaque du village de Czarnowo, tandis quevers la gauche le général Petit se portait avec 400 hommes d’élite àl’attaque des retranchements russes, placés contre l’Ukra, vis-à-vis dePomicbowo. Malgré la nuit, on manœuvrait avec le plus grand ordre.Deux bataillons du 50‘ et un du 17' attaquèrent Czarnowo, l’un enlongeant le bord de la Narew , les deux autres en gravissant directementle plateau sur lequel ce village est assis. Ces trois bataillons empor-tèrent Czarnowo, et, suivis par les 51' et GI e régiments, débouchèrentsur le plateau, en repoussant les Russes dans la plaine (pii s’étend audelà. Au même instant le général Petit avait assailli l’extrémité desretranchements ennemis vers l’Ukra, et, secondé par le feu d’artillerieque la brigade Gauthier faisait de l’autre rive, les avait enlevés. Aminuit, on était maître de la position des Russes de la Narew à l’Ukra.Mais à la lenteur de leur retraite, qu’il était possible de discerner àtravers l’obscurité, on devait croire qu’ils reviendraient à la charge, et.par ce motif, le maréchal Davoust envoya au secours du général Petit,tpii était le plus exposé, la seconde brigade de la division Gudin. Commeon l’avait prévu, les Russes pendant la nuit revinrent trois fois à lacharge, dans l’intention de reprendre la position qu’ils avaient perdue,et de jeter les Français à bas du plateau, vers celte pointe de terreboisée et marécageuse sur laquelle ils avaient débarqué. Trois fois oules laissa approcher jusqu’à trente pas, et trois fois, répondant à leurattaque par un leu à bout portant, on les arrêta sur place ; puis on lesjoignit à la baïonnette, et on les repoussa. Enlin la nuit étant fortavancée, ils se mirent en pleine retraite sur Nasielsk. Jamais combat denuit ne s’était livré avec plus d’ordre, de précision et d’audace. LesRusses nous laissèrent en morts, blessés, prisonniers, environ 1,800hommes, et beaucoup d’artillerie. Nous avions eu de notre côté 600blessés, et une centaine de morts.

Napoléon, qui n’avait pas quitté le lieu du combat, félicita legénéral Morand et le maréchal Davoust de leur belle conduite, et sehâta ensuite de tirer les conséquences du passage de l’Ukra, en don-nant les ordres qu’exigeait la circonstance. Les Russes , privés dupoint d’appui qu’ils possédaient au confluent de l’Ukra et de la Narew ,