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» à Lowicz , su:r toute la ligne ; j’ai de quoi nourrir l’armée pendant» plus d’un an;. Vous devez vous souvenir que lors de l’expédition» d’Égypte des. lettres de l’armée disaient qu’on y mourait de faim.
» Faites écrire des articles dans ce sens. Il est tout simple qu’on ait pu>. manquer de quelque chose au moment où l’on repoussait les Russes » de Varsovie 5 mais les productions du pays sont telles qu'il ne peut» y avoir de craintes... » (Varsovie , le 18 janvier 1807.)
11 y avait cependant un assez grand nombre de malades, plusmême que de coutume dans cette vaillante armée. Ils étaient atteintsde fièvres et de douleurs, par suite des bivacs continuels, sous un cielfroid, sur une terre humide. Il était facile d’en juger par ce qui arri-vait aux chefs eux-mêmes. Plusieurs des maréchaux, ceux en particu-lier qu’on appelait les Italiens et les Egyptiens , parce qu’ils avaientservi en Italie et en Égypte , se trouvaient gravement indisposés.Murat n’avait pu prendre part aux dernières opérations sur la Narew .Augereau, souffrant d’un rhumatisme, était obligé de se soustraire aucontact d’un air froid et humide. Lannes, tombé malade à Varsovie ,avait été obligé de se séparer du cinquième corps, qu’il ne pouvait pluscommander.
Napoléon couronna les soins donnés à ses soldats par des soins nonmoins empress.és pour ses malades et ses blessés. Il avait fait préparersix mille lits à Varsovie ; il en fit disposer un nombre tout aussi con-sidérable à Thorn, à Posen et sur les ^derrières, entre la Vistule etl’Oder. On avait saisi à Berlin de la laine provenant des domaines dela couronne, de la toile à tente 5 on en fit des matelats pour les hôpi-taux. Ayant à sa disposition la Silésie , que le prince Jérôme avaitoccupée, et qui abonde en toiles de toute espèce, Napoléon ordonnad’en acheter une grande quantité, et de la convertir en chemises. Ilconfia spécialement la direction des hôpitaux à M. Daru, et prescrivitune organisation toute particulière pour ces établissements. Il décidaqu’il y aurait dlans chaque hôpital un infirmier en chef, toujours pourvud’argent comptant, chargé, sous sa responsabilité, de procurer auxmalades ce dont ils auraient besoin, et surveillé par un prêtre catho-lique. Ce prêtae, en même temps qu'il exerçait le ministère spirituel,devait aussi exercer une sorte de vigilance paternelle, rendre descomptes à l’emipereur, et lui signaler la moindre négligence envers lesmalades, dont il était ainsi constitué le protecteur. Napoléon avaitvoulu que ce prêtre eût un traitement, et que chaque hôpital devînt eu