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les habitants, pour les pousser à se rendre malgré les garnisons. Ilcommença par Glogau *, la place de Silésie la plus rapprochée du basOder et des routes militaires que suivaient nos troupes. La garnisonétait peu nombreuse, et la démoralisation régnait encore dans ses rangs.Vandamme fit mettre en batterie plusieurs mortiers et bouches à l'eude gros calibre, et, après quelques menaces suivies d’effet, amena laplace à capituler le 2 décembre. On y découvrit de grandes ressourcesenartillericetcnapprovisionnemcntsdetoulgenre. Vandamme remontaensuite l’Oder, et commença l’investissement de Breslau % située surce fleuve à vingt lieues au-dessus de Glogau .
C’est avec les Wurtembergeois qu’on avait enlevé Glogau . Ce n’étaitpas assez pour assiéger Breslau , capitale de la Silésie , ville de 60,000âmes, pourvue de 6,000 hommes de garnison, de nombreux et solidesouvrages, et d'un bon commandant. Le prince Jérôme, qui avaitpoussé jusqu’aux environs de Kalisch pendant que l’armée françaisefaisait sa première entrée en Pologne, était revenu sur l’Oder depuisque Napoléon, solidement établi sur la Vistule , n’avait plus besoin dela présence du neuvième corps vers sa droite. Vandamme eut doncpour entreprendre le siège de Breslau les Wurtembergeois, deux divi-sions bavaroises, avec quelques artilleurs et ingénieurs français , plusenfin le 15” de ligne. Exécuter le siège régulier d’une aussi vasteplace lui paraissait long et difficile. En conséquence il tâcha comme àGlogau d’intimider la population. Il choisit dans un faubourg, celuide Saint-Nicolas, un emplacement pour y établir des batteries incen-diaires. Un feu assez vif, dirigé sur l’intérieur de la ville, n’obtint pasle résultat proposé, grâce à la vigueur du commandant. Vandamme,songea dès lors à une attaque plus sérieuse. Breslau avait pour prin-cipal moyen de défense une enceinte bastionnée, bordée d’un fosséprofond, rempli des eaux de l’Oder. Mais les ingénieurs français s’aperçurent que cette enceinte n’était pas revêtue partout, et que surcertains points elle ne présentait qu’une escarpe en terre. Vandammeimagina de tenter l’assaut de l’enceinte, qui, ne consistant pas dansun mur en maçonnerie, mais dans un simple talus gazonné, pouvait
1 La ville de Glogau , défendue par deux mille cinq cents Prussiens, fut investiele 6 novembre. Les Français y trouvèrent deux cents bouches à feu. (F. W.).
2 Breslau fut investie trois jours après la capitulation de Glogau , c’est-à-dire le
Si décembre 1806. La ville était défendue par six mille Prussiens, aux ordres dugénéral Thile. (F. W.).
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