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LIVltE XXVI.

être escaladée par des soldats entreprenants. Il fallait auparavantfranchir sur des radeaux le fossé que l’Oder inondait. Vandamme fitpréparer ce qui était nécessaire pour cette entreprise audacieuse.Malheureusement les préparatifs furent découverts par l’ennemi, unclair de lune incommode hrilla pendant la nuit de l’exécution, et parces diverses causes la tentative échoua. Dans l’intervalle, le princed’Anhalt-Pless, qui commandait la province, ayant réuni des détache-ments de tontes les places, et suscité une levée de paysans, ce qui luiavait procuré un corps de 19.000 hommes, fit espérer à la garnisonun secours extérieur. Il pe pouvait rien arriver de plus heureux auxassiégeants que d’avoir à résoudre en rase campagne la question de laprise de Breslau . Vandamme courut au-devant du prince d’Anhaltavec les Bavarois et le 15” de ligne français , le battit deux fois, le jetadans une déroute complète, et reparut devant la place, privée désor-mais de toute espérance de secours. En même temps une forte geléeétant survenue, il résolut de passer les fossés sur la glace, et d’esca-lader ensuite les ouvrages en terre. Le commandant, se voyant exposéà une prise d’assaut, danger effrayant pour une ville riche et po-puleuse, consentit à parlementer, et rendit la place le 7 janvier',après un mois de résistance, aux conditions de Magdebourg , deCustrin et des autres forteresses de la Prusse.

Cette conquête était non-seulement brillante, mais singulièrementutile par les ressources qu’elle procurait à l’armée française, parl’empire surtout quelle nous assurait sur la Silésie , la plus richeprovince de la Prusse, et l’une des plus riches de l’Europe. Napoléon en félicita Vandamme, et après Vandamme son frère Jérôme, quiavait montré l’intelligence d’un bon officier et le courage d’un bravesoldat.

Quelques jours après, le neuvième corps fit encore la conquête deBrieg*, placée au-dessus de Breslau sur l’Oder . Tout le centre de laSilésie étant conquis, il restait à prendre Schweidnitz 5 , Glatz *,

' Breslau capitula le-o janvier^ mais la garnison ne déposa les armes que le 7é

(F. W.).

3 La ville de Brieg. occupée par le général Cornerut avec quatorze eenfs hommes,capitula le 11 janvier. La remise de la place eut lieu le lendemain. (F. W ).

! Cette place, investie le 10 janvier, capitula le 7 février suivant. Les Français ytrouvèrent deux cent cinquante bouches à feu. (F. W ).

4 Le siège de Glatz ne commença qu’après la prise de Neisse , c’est-à-dire le 23

juin. (F. W.).