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EYLAD.

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la cavalerie, il accueillit les Russes par un feu si nourri et si bien dirigé,qu'il leur fit essuyer une perte considérable. Leurs escadrons ayantvoulu le tourner, il forma le 55' en carré sur sa droite, et les arrêta parla contenance inébranlable de scs fantassins. Ne pouvant se servir de sacavalerie, qui consistait en quelques chasseurs à cheval, il y suppléapar une nuée de tirailleurs, qui, profitant avec adresse des moindresaccidents du terrain, allèrent fusilier les Russes sur leurs flancs, et lesobligèrent à se retirer vers les hauteurs en arrière de Serpalleu, entreScrpallen et Klein Sausgarten. En se retirant sur ces hauteurs, lesRusses se couvrirent par une nombreuse artillerie, dont le feu plon-geant était malheureusement très-meurtrier. La division Morand, àson tour, était arrivée sur le champ de bataille. Le maréchal Davousts’emparant de la première brigade , celle du général Ricard, vint laplacer au delà et à gauche de Scrpallen; puis il disposa la seconde,composée du 51 e et du 61% à droite du village, de manière à soutenirou la brigade Ricard, ou la division Friant. Celle-ci s’était portée àdroite de Serpallen, vers Klciu-Sausgarten. Dans ce même moment ladivision Gudin forçait le pas pour entrer en ligne. Ainsi les Russes ,par le mouvement de notre droite, avaient été contraints de replierleur gauche, de Scrpallen sur Klein-Sausgartcn.

L’effet attendu dans le flanc de l’armée ennemie était donc produit.Napoléon, de la position qu’il occupait, avait vu distinctement lesréserves russes se diriger vers le corps du maréchal Davoust. L’heured’agir était venue, car si on n’intervenait pas, les Russes pouvaient sejeter en masse sur le maréchal Davoust, et l’écraser. Napoléon donnasur-le-champ ses ordres. Il prescrivit à la division Saint-Hilaire, quiétait à Rothenen, de se porter en avant, pour donner la main, versSerpallen, à la division Morand. Il commanda aux deux divisions Des-jardins et Heudelet , du corps d’Augereau, de déboucher par l’intervallequi séparait Rothenen d’Eylau, de se lier à la division Saint-Hilaire, ettoutes ensemble de former une ligne oblique du cimetière d’Eylau àSerpallen. Le résultat de ce mouvement devait être de culbuter lesRusses , en renversant leur gauche sur leur centre, et d’abattre ainsi,en commençant par son extrémité, la longue muraille qu’on avaitdevant soi.

Il était dix heures du matin. Le général Saint-Hilaire s’ébranla,quitta Rothenen , et se déploya obliquement dans la plaine, sous unterrible feu d’artillerie, sa droite à Serpallen, sa gauche vers le cime-