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EYLAU.

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soin extrême apporté à les rechercher tous dans les villages environ-nants permit d’en constater le véritable nombre. Il était conforme àcelui que nous avons mentionné plus haut. Quand tout fut évacué,blessés, malades, prisonniers, artillerie prise à l’ennemi, Napoléoncommença, le 17 février, son mouvement rétrograde, le maréchal Neyavec le sixième corps, Murat avec la cavalerie faisant l’arrière-garde,les autres corps conservant leur position accoutumée dans l’ordre demarche, le maréchal Davoust à droite, le maréchal Soult'au centre, lemaréchal Augereau à gauche, enfin le maréchal Bcrnndottc, qui avaitrejoint, formant l’extrême gauche, le long du Frischc-IIaff.

Napoléon, ayant remonté l’Aile jusque près des lacs , d’où elle sortet d’où sort aussi la Passargc, changea de direction, et, au lieu deprendre la route de Varsovie , prit celle de Tliorn , Marienbourg etElbing, voulant désormais s’appuyer à la basse Vistule . Les derniersévénements avaient modifié ses idées quant au choix de sa base d’opé-ration. Voici les motifs de ce changement.

La position entre les branches de l’Ukra, de la Narcw, du Bug, qu’ilavait d’abord adoptée , était une conséquence de l’occupation deVarsovie . Elle avait l’avantage de couvrir cette capitale, et, si l’ennemise portait le long du littoral, de permettre plus aisément de le déborder,de le tourner, die l’acculer à la mer, ce que Napoléon venait d’essayer,et ce qu’il auirait certainement exécuté, sans l’enlèvement de sesdépêches. Mais, celte manœuvre une fois dévoilée, il n’était pas pro-bable que les Russes avertis s’exposassent à un danger qu’ils venaientd’éviter par une sorte de miracle. La position choisie en avant deVarsovie ne présentait donc plus le même avantage, et elle offrait un^inconvénient grave, celui d’obliger l’armée à s’étendre démesurément,pour couvrir à la fois Varsovie et le siège de Dantzig, siège qui deve-nait l’opération urgente à laquelle il fallait consacrer les loisirs del’hiver. En se plaçant, en effet, à Varsovie , on était obligé de laisserle corps de Bernadolte à grande distance , avec peu de chances de lerallier au gros de l’armée ; et si on marchait en avant, on était forcéen outre de laisser le cinquième corps, celui de Lanncs, à la garde deVarsovie . On agissait par conséquent avec deux corps de moins.L’éloignement du corps de Bernadotte serait devenu à l’avenir d’autantplus regrettable qu’on allait être contraint de lui adjoindre de nouvellesforces pour seconder et couvrir le siège de Dantzig.

Napoléon prit donc la résolution de s’éloigner de Varsovie , de