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EYLAÜ.

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d’agir offensivcmemt entre la Vistule et la Passarge, 24,000 sur laNarew, d’Ostrolenlka à Varsovie , en y comprenant les Polonais et lesBavarois, 22,000 sous Lefebvre devant Dantzig et Colberg, 28,000sous Mortier, eu Italiens, Hollandais et Français , répandus depuisBrême et Hambourg jusqu’à Stralsund et Stellin, 15,000 en Silésie tant Bavarois que Wurtembcrgeois, 50,000 dans les places, depuisPoscn jusqu’à Erfmrt et Mayence, 7,000 ou 8,000 employés aux parcs,45,000 blessés de toutes les époques, 60 et quelques mille malades etmaraudeurs, enfin 50,000 à 40,000 recrues en marche, ce qui faisait àpeu prés 550,000 hommes à la grande armée, dont 270,000 Français , etenviron 60,000 auxiliaires, Italiens, Hollandais, Allemands cl Polonais .

Ce qui paraîtra singulier, c’est ce nombre énorme de 60,000 ma-lades ou maraudeurs, nombre, il est vrai, très-approximatif *, difficileà fixer, mais digne de l’attention des hommes d’État qui étudient lessecrets ressorts de la puissance des nations. Il n’y avait pas dans cessoixante mille absents, qualifiés de malades, la moitié qui fût auxhôpitaux. Les autres étaient en maraude. Nous avons déjà dit quebeaucoup de soldats manquaient dans les rangs à la bataille d’Eylau,par suite de la rapidité des marches, et que les impressions produitespar cette terrible bataille se répandant au loin, les lâches et la vale-taille avaient fui à toutes jambes, en criant que les Français étaientbattus. Depuis il s’était joint à eux beaucoup d’hommes, qui, sousprétexte de maladies ou de blessures légères, demandaient à se rendreaux hôpitaux, mais se gardaient bien d’y aller, parce qu’on y étaitretenu, surveillé, soigné même jusqu’à l’ennui. Ils avaient passé laVistule , vivaient dans les villages, à droite et à gauche de la granderoute, de manière à échapper à la surveillance générale qui contenaitdans l’ordre toutes; les parties de l’armée. Ils vivaient ainsi aux dépensdu pays, qu’ils ne ménageaient pas, les uns vrais lâches, dont unearmée, même héroïque, a toujours une certaine quantité dans sesrangs, les autres fort braves au contraire, mais pillards par nature,aimant la liberté et le désordre, et prêts à revenir au corps dès qu’ilsapprenaient la reprise des opérations. Napoléon, averti de cet état dechoses, par la différence entre le nombre d’hommes réputés aux hôpi-taux, et le nombre de ceux que les dépenses de M. Daru prouvaienty être véritablement, porta sur cet abus une sérieuse attention. Il

1 L'empereur ne puit jamais le fixer exactement, par suite de la mobilité conti-nuelle de reffectif des corps.