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EYLAU.

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de Dantzig, en att endant la grosse artillerie tirée dis places de la Silésie pour commencer c;e grand siège qui devait être l'occupation et la gloirede l’hiver. Les ouvrages de Sierock, de Praga, de Modlin , destinés àconsolider la posit ion de Varsovie , se poursuivaient également.

C’est du petit bourg d’Oslerode que Napoléon ordonnait toutes ceschoses. Ses soldais ayant du pain, des pommes de terre, de la viande,de l’eau-de-vie, du chaume pour s’abriter, du bois pour se ciiaulier,ne souillaient pas. Mais les officiers, qui ne parvenaient à se procurerque la nourriture <et le logement du soldat, mémo avec leur solde exac-tement payée, étaient exposés à beaucoup de privations. Napoléon avait voulu leur donner l'exemple de la résignation en restant au milieud’eux. Les officiers de chaque corps, envoyés à Usterode , pouvaientdire qu ils ne l’avaient pas trouvé mieux établi que le dernier d’entreeux. Aussi, répondant à son l'rère Joseph, qui se plaignait des souf-frances de l'année de Naples , il se raillait de ses plaintes, accusait lafaiblesse de sou âme, et lui traçait le tableau suivant ;

» Les officiers d’état-major ne se sont pas déshabillés depuis deux» mois, et quelques-uns depuis quatre ; j’ai moi-meme été quinze» jours sans Oter mes bottes... iNous sommes au milieu de la neige» et de la boue, sans vin- sans eam-de-vie, sans pain, mangeant des* pommes de terre et de la viande, faisant de longues marches et» contre-marches, sans aucune espèce de douceurs, et nous battant» ordinairement a la baïonnette et sous la mitraille, les blessés obligés» de se retirer en traîneau, eu plein air, pendant cinquante lieues. »(Il s’agissait ici de la marche qui avait suivi la bataille d’byiau, car àOsterode ou était déjà mieux.) » C’est donc une mauvaise plaisanterie» que de comparer les lieux où nous sommes avec ce beau pays de» Naples , où l’on a du vin, du pain, des draps de lit, de la société,» et meme des femmes. Après avoir détruit la monarchie prussienne,» nous nous battons contre le reste de la Prusse, contre les itusses,» les ealmouks , les cosaques, et les peuplades du nord, qui enva-» hirent jadis l’empire romain. Nous faisons la guerre dans toute sonb énergie et sou horreur. Au milieu de ces grandes fatigues, tout le» monde a été plus ou moins malade ; pour mot je ne me suis jamais» trouvé plus fort, et j’ai engraissé. » (Osterode, 1 er mars.)

La situation dont Napoléon faisait ici la peinture était déjà fort amé-liorée à Osterode, du moins pour les soldats. Mais, si nous souffrions,les Russes souffraient bien davantage, et se trouvaient dans une misère