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ETLAÜ.

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inutiles, qui perdent leur temps, et qui, peu habitués aux événementsde la guerre , n’écrivent à Paris que des bêtises. Je veux qu’àl’avenir le travail soit porté par des officiers d’état-major. » Quant auxrécits émanés de certains officiers, relativement à la bataille d’Eylau,et que le ministre Fouché lui désignait comme la source des fauxbruits répandus à Paris, Napoléon répondait qu’il n’en fallait riencroire. « Mes officiers disait-il, savent ce qui se passe dans monarmée, comme les oisifs qui se promènent dans le jardin des Tui-leries savent ce qui se délibère dans le cabinet *. D'ailleurs, l'exa-gération plaît à V esprit humain... Les peintures rembrunies qu’ona tracées de notre situation ont pour auteurs des bavards de Paris ,qui sont des têtes à tableaux... Jamais la position de la France n’aété ni plus grande ni plus belle. Quant à Eylau , j’ai dit et redit quele bulletin avait exagéré la perte ; et qu’est-ce que 2,000 ou5,000 hommes tués dans une grande bataille ? Quand je ramèneraimon armée en France et sur le Rhin , on verra quil n'en manquepas beaucoup à l'appel. Lors de notre expédition d’Egypte , les corres-pondances de l’armée, interceptées par le cabinet britannique , furentimprimées, et amenèrent l’expédition des Anglais , qui était folle, quidevait échouer, qui réussit parce qu'il était dans l'ordre du destinqu’elle réussît. Alors aussi on disait que nous manquions de tout enÉgypte , la plus riche contrée de l’univers ; on disait que l’armée étaitdétruite, et j’en ai ramené à Toulon les huit neuvièmes !... Les Russes s’attribuent la victoire ; c’est ainsi qu’ils ont fait après Pultusk , aprèsAusterlitz. Ils ont au contraire été poursuivis l’épée dans les reinsjusque sous le canon de Kœnigsberg . Ils ont eu quinze ou seize générauxtués. Leur perte a été immense. Nous en avons fait une véritableboucherie. ■>

On avait imprimé quelques fragments de lettres du major généralBerthier, dans lesquelles il était parlé des dangers que Napoléon avaitcourus. « On publie, mandait-il à l’archichancelier Cambacérès , queje commande mes avant postes-, ce sont là des bêtises... Je vous avaisprié de ne laisser insérer que les bulletins dans le Moniteur. S’il enarrive autrement, vous m’empêcherez de rien écrire, et alors vous enaurez plus d’inquiétudes... Berthier écrit au milieu d’un champ debataille, fatigué, et ne s’attend pas que ses lettres seront imprimées... »(Oslerode, 5 mars.)

' 15 avril.

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