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appelait, les révolutionnaires. « Pourquoi, écrivait Napoléon au mi-nistre Fouché, pourquoi faire sortir de Paris le conventionnel Ricord?S’il est dangereux, il ne fallait pas souffrir qu’il y rentrât, contraire-ment aux lois de l’an vm. Mais puisqu’on lui a permis d’y rentrer, ilfaut l’y laisser. Ce qu’il a fait autrefois importe peu. Il s’est conduitsous la convention comme un homme qui tenait à vivre ; il à criésuivant le temps. Il est dans i aisance. il ne se jettera pas dans demauvaises affaires pour subsister. Qu’on le tolère donc à Paris , àmoins de fortes raisons pour l’empêcher d’y demeurer. (G mars.)
Par ce même soin à s’enquérir de tout, il apprenait, de MM. Mongeet ï.aplace, qu’un savant qu’il honorait et qu’il chérissait d’unemanière particulière, M. Berthollet, éprouvait quelques embarras defortune. ■■ J’apprends, lui écrivait-il, que vous avez besoin de" 180,000 francs. Je donne ordre à mon trésorier de mettre cette« somme à votre disposition, bien aise dé trouver cette occasion de» vous être utile, et de vous donner une preuve de mon estime. »(Finkenstein, 1" mai.)
Puis il adressait de nouveaux conseils h ses frères Louis et Josephsur la manière de régner, l’un en Hollande, l’autre à Naples . Il repro-chait à Louis de favoriser, par vanité de roi parvenu, le parti de l’an-cien régime, le parti orangiste ; de créer des maréchaux sans avoirune armée, d’instituer un ordre qu’il prodiguait à tout venant , à desFrançais qu’il ne connaissait pas, à des Hollandais qui ne lui avaientrendu aucun service. Il reprochait à Joseph d’être faible, nonchalant,plus occupé de réformes prétentieuses que de la soumission des Cala-bres ', de faire précéder la suppression des moines, mesure qu’ilapprouvait fort, d’un préambule qui semblait rédigé par des philoso-phes, et non par des hommes d’État. Un tel préambule, disait-il,devrait être écrit du style d’un pontife éclairé, qui supprime les moines,parce qu’ils sont inutiles à la religion, onéreux à l Église. Je conçoisune mauvaise opinion d’un gouvernement dont les actes sont dirigés parla manie du bel esprit. - (14 avril.) » Vous vivéz trop, lui disait-il,avec des lettrés et des savants. Ce sont des coquettes avec lesquellesil faut entretenir un commerce de galanterie , et dont il ne fautjamais songer à faire ni sa femme, ni son ministre. » Il lui repro-chait de se créer des illusions sur sa situation à Naples , de se flatterqu’on l’aimât, quand il y régnait tout au plus depuis une année. ■> De-mandez-vous, lui-disait-il, ce que vous deviendrez, s’il n’y avait plus