FRIEDLAND ET T1LSIT.
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rivée à la tète de 50,000 hommes, pour soutenir le maréchal Nay.Du côté opposé, sur la gauche du corps de Ney, les attaques projetéescontre les maréchaux Soultel. Bernadol te s’effectuèrent, conformémentau plan convenu. Le lieutenant général Doctorow marchant avec deuxdivisions par Wormditt, Olbersdorf , sur les tètes de pont que gardaitle maréchal Soult, rencontra en avant de la Passarge de nombreuxahatis, et derrière ces abatis de braves tirailleurs qui faisaient uu feucontinuel et bien dirigé. Il fut obligé de se battre plusieurs heures desuite, pour forcer les obstacles qui défendaient les approches du pontde Lomitten. A peine avait-il réussi à enlever une partie des abatis,que des compagnies de réserve, se jetant sur ses troupes, les eu chas-sèrent à coups de baïonnette. Des détachements de cavalerie russe,ayant franchi quelques gués de la Passarge, fui ent ramenés par noschasseurs à cheval. Partout le cours de la Passarge resta aux vaillantestroupes du maréchal Soult. Seulement on avait fini par abandonneraux Russes les abatis à moitié incendiés, qui étaient eu avant dupont de Lomitten. Le général Doctorow s’arrêta vers la lin du jour, épuiséde. fatigue, désespérant de vaincre de tels obstacles, défendus par detels soldats. Les Russes , attaquant à découvert nos troupes bienabritées, avaient eu plus de 2,U00 hommes hors de combat, et nenous en avaient pas fait perdre plus de 1,000. Les généraux Ferey etViviès de la division Carra-Saint-Cyr, avec les 47 e , 56' 1 de ligne et24 e léger, s’étaient couverts de gloire au pont de Lomitten.
Une action à peu près semblable s’était passée au pont de Spanden,qui relevait du maréchal Bernadolte. Un retranchement en terrecouvrait le pont. Le 1à7' léger gardait ce poste, ayant eu arrière lesdenxbrigades de la division Villate. Dès le commencement de l’action lemaréchal Bernadotte reçut au cou une blessure qui l’obligea de se faireremplacer par sou chef d’état-major, le général Maison, l’un desofficiers les. plus intelligents et les plus énergiques de l’armée. LesRusses joints ici aux Prussiens canonnèrent longtemps la tète de pont,et, quand ils crurent avoir ébranlé les troupes qui la défendaient,s’avancèrent pour l’escalader. Les soldats du 27 e léger avaient reçu
1 On doit supposer que fauteur a voulu dire le ifi" et le 57 e . les deux régiments ■qui formaient la brigade Ferey. 1-e 56 e de ligne faisait partie de la division iiou-det. du corps d'observation du maréchal Brune, du côté de Hambourg , cite iît c deligne n’était pas à la grande armée: du moins aucun état de situation ne parle dece corps. (F. W.)