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xvni" siècles, les autres entièrement imaginés par Napoléon , tous oucontinués ou commencés par lui, étaient en pleine exécution. Le canaldit du Nord , qui devait mettre en communication l’Escaut, et la Meuse ,la Meuse et le Rhin, et affranchir les Pays-Bas de la Hollande, conçupar Napoléon, possible pour lui seul, à cause de la réunion à la France des pays traversés par ce canal, était définitivement résolu et tracé.Les travaux récemment adjugés commençaint à s’exécuter. Le perce-ment de Saint-Quentin , difficulté principale du canal qui devait réu-nir l’Escaut à la Somme, la Somme à la Seine , était terminé, et pro-mettait la prompte ouverture de la navigation de Paris à Anvers . Lecanal de l’Ourcq, achevé aux quatre cinquièmes, allait apporter à Paris les eaux de la Marne . En attendant, les eaux de la Beuvronne pou-vant arriver jusqu’au bassin de la Villette, Napoléon voulut les intro-duire tout de suite dans les quartiers Saint-Denis et Saint-Martin . Lecanal de Bourgogne , vœu et création du xvnr siècle, avait été aban-donné depuis longtemps. Napoléon avait fait continuer la patrie deDijon à Saint-Jean-de-Losne. Sur vingt-deux écluses dont se compo-sait cette partie, onze, exécutées sous son règne, venaient d’ètre ter-minées. La navigation allait donc devenir possible de Dijon à la Saône .De l’Yonne à Tonnerre, il fallait dix-huit écluses, et on y travaillait.Mais le point important de l’œuvre consistait à franchir les faîtes quiséparent le bassin de la Seine de celui de la Saône . Jusqu’ici lesmoyens proposés paraissaient insuffisants. Napoléon ordonna de repren-dre d’abord par des études, et le plus tôt possible par des travaux surle sol, cette grande ligne de navigation. Après avoir fait un examendes difficultés que présentait le canal du Rhône au Rhin, qu’il avaitfort à cœur d’exécuter, et auquel il avait permis qu’on donnât sonnom, il lui assigna de nouveaux fonds. Le canal de Beaucaire étaitachevé. Il fit examiner la situation de celui du Midi , gloire éternellede Riquet, se proposant de le continuer jusqu’à Bordeaux . 11 fit re-prendre celui du Berry, tendant à prolonger la navigation du Cher,depuis Monlluçon jusqu’à la Loire . Il ordonna de nouveaux travauxsur celui de la Rochelle , indispensable à ce grand établissement mari-time, et sur ceux d’Ille-et-Rance, du Blavet, de Nantes à Brest, des-tinés à percer dans tous les sens, à rendre navigable dans toutes lesdirections, la péninsule de Bretagne , et à faciliter les approvisionne-ments de nos grands ports militaires.
A cette navigation artificielle des canaux, il pensait avec raison que