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LIVRE XXVIII.

3 ou i ceulimes par exemple, pour créer des ressources considérables.Napoléon pensa que certains travaux, quoique ayant un haut caraclèred’utilité générale, comme le canal de Bourgogue, le canal du Berry, laroute de Bordeaux à Lyon , présentaient, en même temps, un caractèreévident d'utilité paiticulière et locale; que les départements feraientvolontiers des sacrifices pour en accélérer l'achèvement, et qu’on trou-verait dans leur concours, avec une plus grande justice distributive,des moyens d’exécution plus considérables. Ce n’était pas là une vaineespérance, car plusieurs départements s’étaient déjà volontairement im-posés pour contribuer à ces vastes travaux d utilité générale et particu-lière. Mais ces votes avaient l’inconvénient d’ètrc temporaires, soumisaux vicissitudes des délibérations des conseils généraux, et ou ne pou-vait guère fonder sur une pareille base des entreprises durables. Napo-léon résolut donc de présenter une loi, en vertu de laquelle la partici-pation des départements à certains travaux serait équitablement réglée,et les centimes jugés nécessaires imposés pour un nombre d’annéesdéterminé. Trente-deux départements se trouvèrent dans ce cas. Laplus grande durée des centimes était de vingt et un ans, la moindrede trois, la moyenne de douze ; le maximum des centimes imposés 6,la moyenne 2 2/3. Ainsi les départements de la Côte-d’Or et de l’Yonne ,avec l’arrondissemi nt de Bar, durent concourir au canal de Bourgogne ;ceux de l’Ailier et du Cher, au canal du Berry; ceux du Rhône , de laLoire, du Puy-de Dôme, de la Corrèze, de la Dordogne et de la Gi-ronde, à la grande route de Bordeaux à Lyon . Il serait trop long deciter les autres. En général la proportion du concours de l’État et dudépartement était fixé à la moitié pour chacun. Cette imposition n’étaitaprès tout qu’un moindre dégrèvement de la contribution foncière et.la source d’immenses avantages pour les localités imposées. Un subsideannuel étant dès lors assuré par la loi qui imposait les centimes, ilétait possible de contracter des emprunts, puisqu’on avait le moyend’en servir les intérêts. On s’adressa au préteur ordinaire, au trésor del’armée , qui, suivant les intentions de Napoléon, devait tendre à seprocurer des revenus solides, en plaçant bien ses capitaux. Ce trésorprêta immédiatement au préfet de la Seine 8 millions pour les tra-vaux de Paris . D’autres villes, ainsi que plusieurs départements, eurentrecours à cette bienfaisante dispensation des richesses acquises par lavictoire. Tirant toujours de chaque idée tout ce quelle renfermaitd’utile, Napoléon imagina de pousser plus loin encore 1 emploi de ce