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LIVltE AXVIlI.
» ccs grands travaux publics est aussi nécessaire à l'intérêt do mespeuples qu’à ma propre satisfaction. -
De plus, Napoléon tenait beaucoup à l’extinction de la mendicité.Pour arriver à l’abolir, il voulait créer des maisons départementales,dans lesquelles on fournirait aux mendiants du travail et du pain, etdans lesquelles aussi on les enfermerait de force lorsqu’on les trouve-rait demandant l'aumône sur les places publiques ou sur les grandesroutes. Il exigeait qu’on ouvrit avant peu des maisons de ce genre,dans tous les départements. « J’attache, écrivait-il dans la même lct-.. tre au ministre de l’intérieur, une grande importance et une grande" idée de gloire à détruire la mendicité. Les fonds ne manquent pas,>, mais il me semble que tout marche lentement ; cl cependant lesannées s’écoulent! Il ne faut point passer sur cette terre sans y lais->, ser des traces qui recommandent notre mémoire à la postérité. Je» vais faire une absence d'un mois. Faites en sorte qu’à mon retour» vous soyez prêt sur toutes ces questions, que vous les ayez exami-- nées en détail, afin que je puisse, par un décret général, porter ledernier coup à la mendicité. Il faut qu’avant le 15 décembre vous» ayez trouvé, sur les quarts de réserve et sur les fonds des communes,» les ressources nécessaires à l’entretien de soixante ou ccnt maisons» pour l’extirpation de la mendicité, que les lieux où elles seront pla-» cécs soient désignés, et le réglement général mûri. N’allez pas me„ demander encore des trois ou quatre mois pour obtenir des rensei-guements. Vous avez de jeunes auditeurs, des préfets intelligents,» des ingénieurs des ponts et chaussées instruits ; faites courir tout» cela, et ne vous endormez point dans le travail ordinaire des bu-» reaux... Les soirées d’hiver sont longues, remplissez vos portefeuilles,» afin que nous puissions, pendant les soirées de ces trois mois, dis-» cuter les moyens d’arriver à ces grands résultats. »
Dans cette ardeur extrême qui le portait à accélérer, à précipitermême l’accomplissement du bien, il s’occupa également de la Banquede Fiance, dont il voulait faire l’un des principaux instruments de laprospérité publique.il avait exigé en 1806 que ce grand établissementchangeât sa constitution, et prît la forme monarchique, au lieu de laforme républicaine qu’il avait auparavant, résultat obtenu en lui don-nant un gouverneur, et trois régents nommés parle ministre des finan-ces. Il avait voulu de plus que le capital de la Banque fût proportionnéau rôle qu’il lui destinait, et qu’au lieu de 45,000 actions elle en émit