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FONTAINEBLEAU .

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munes de l’Empire. S’apercevant en outre que la carrière du sacer-doce était moins recherchée qu’autrefois, il accorda 2,400 boursespour les petits séminaires. Il voulait faire savoir à l’Église que, s’ilavait avec son chef quelques différends de nature purement temporelle,il était sous le rapport spirituel toujours aussi disposé à la servir et ala protéger. Dans ce moment il s’occupait, en exécution de la loi de1800, qui l’autorisait à créer une université, de la fondation de cegrand établissement. Mais cette pensée n’était pas mûre encore, nichez lui ni autour de lui. Pour le présent il se contenta d’augmenterle nombre des bourses dans les lycées.

Tandis qu’il songeait tant aux autres, il se prêta cependant à unemesure qui semblait n’intéresser que sa gloire personnelle. Il consen-tit, d’après un vœu que rattachement sincère chez les uns, l’adulationchez les autres, avaient provoqué, à changer le titre du Gode civil, età l’appeler Gode Napoléon. Assurément si jamais titre fut mérité, c’é-tait celui-là, car ce Code était autant l'œuvre de Napoléon que les vic-toires d’Austerlitz et d’Iéna. A Austerlitz, à Iéna , il avait eu dessoldats qui lui prêtaient leurs bras, comme dans la rédaction de cecode il avait eu des jurisconsultes qui lui prêtaient leur savoir ; maisc’est à la force de sa volonté, à la sûreté de son jugement, qu’était dûl’achèvement de ce grand ouvrage. Et si Justinien , qui, suivant uneexpression de l’exposé d es motifs, combattait par ses généraux , pen-sait par ses ministres ;, avait pu donner son nom au code des loisromaines, Napoléon avait bien plus le droit de donner le sien au codedes lois françaises. D’ailleurs le nom d’un grand homme protège debonnes lois, autant que de bonnes lois protègent la mémoire d’ungrand homme. Ilien donc n’était plus juste que cette mesure, et ellefut imaginée, proposée, accueillie par tout ce qui prenait part au gou-vernement, presque sans laisser à Napoléon la peine de la désirer etde la demander. En même temps Napoléon écrivait à ses frères et auxprinces placés sous son influence, pour les engager à introduire dansleurs Étals ce code de la justice et de l’égalité civile. Il en avait pres-crit l’adoption dans toute l’Italie . Il enjoignit à son frère Louis del’adopter en Hollande, à son frère Jérôme de l’adopter en Weslphalie.Il invita le roi de Saxe, grand-duc de Varsovie , à le mettre en vigueurdans la Pologne restaurée. Déjà on l'étudiait en Allemagne , et, mal-gré la répugnance que celte contrée devait alors éprouver pour toutce qui venait de France , tous les cœurs chez elle étaient attirés par