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FONTAINEBLEAU .

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M. Addington , sous le nom de lord Sydmouth , le célèbre M. Grcy,sous le nom de lord Howick, faisaient partie de ce cabinet, qui étaitune double transaction entre les personnes et entre les opinions.M. Sheridan lui-mème s’y était associé en devenant trésorier de lamarine. La réapparition de M. Fox au pouvoir, aussi courte que l’avaitété celle de M. Pilt, et terminée de même par sa mort, n’avait pasassez duré, comme nous l’avons dit ailleurs, pour amener le rétablis-sement de la paix. Après les inutiles négociations de lord Yarmoulhet de lord Lauderdalc à Paris , Napoléon avait envahi la Prusse et laPologne . Le ministère qu’on appelait Fox-Grenvillc s’était maintenuaprès la mort de M. Fox, grâce aux hommes puissants dont il étaitencore composé, et au système de transaction qu’il avait continué desuivre. A l’intérieur on ménageait les catholiques, à l'extérieur onsoutenait la guerre, mais avec une sorte de prudence, eu donnant dessubsides aux puissances continentales, et en ne risquant les troupesanglaises que dans les expéditions d’un avantage démontré pour laGrande-Bretagne. Les anciens collègues de M. Pilt, fondus avec lesanciens amis de M. Fox, affectaient de ne plus faire à la France uneguerre de principes, mais d’intérêt. Ils négligeaient ce qui pouvaitrappeler la croisade contre la révolution française, et s’occupaient ex-clusivement d’etendre dans toutes les mers les conquêtes de l’Angle-terre. Pressés par la Prusse et la Russie d’envoyer des troupes sur lecontinent, soit à Stralsund , soit à Dantzig, pour opérer une diversionsur les derrières de Napoléon, ils avaient toujours différé, tantôt sousle prétexte de l’Irlande , qui exigeait des troupes pour la garder, tantôtsous le prétexte de la flolille de Boulogne , qui n’avait pas cessé d’êtrearmée, et, pendant ce temps, ils avaient fait des expéditions lointaineset conçues dans le seul intérêt de l’Angleterre. Ainsi, ils avaient prisle cap de Bonne Espérance sur les Hollandais. Du cap de Bonne-Espé-rance ils s’étaient reportés sur les bords de la Plata, et avaient essayéun coup de main contre Montevideo et Buenos-Ayrcs. L’inertie dugouvernement espagnol et la lâcheté de ses commandants avaientpermis aux Anglais de pénétrer dans Buenos-Ayres , et de s’emparerde cette métropole de l’Amérique du Sud. Mais un Français , M. deLiniers, passé depuis la guerre d’Amérique au service d’Espagne , avaitrallié les troupes et la population espagnoles, cl avait chassé les Anglais de Buenos-Ayres , après leur avoir imposé nue capitulation affligeantepour leur gloire. A Montevideo également, après être entrés et sortis,