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FONTAINEBLEAU .

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mark à sc prononcer, et envoyé une flotte dans le Catlégat : puis, lesFrançais approchant, ils auraient secouru Copenhague , et seraient de-venus, en secourant celte capitale, les maîtres légitimes de la marinedanoise, des deux Belts cl du Sund. A une époque où l’Europe , déjàlasse de souffrir pour la querelle de France cl de l’Angleterre , étaitdisposée à juger sévèrement celui des deux adversaires qui aggraveraitles maux de la guerre, cette conduite amicale et seeourable pour leDanemark était la seule à suivre. La conduite contraire donnait leDanemark à Napoléon , épargnait à celui-ci l’embarras d’exercer lui-mème une contrainte lyraniquc, et l'enlèvement de quelques carcassesde vaisseaux sans un matelot n’était pour les Anglais qu’un acte infruc-tueux de pillage, acte d’autant plus impolitique et odieux qu’on nepouvait le consommer que par un moyen abominable , celui de bom-barder une population de femmes, d’enfants et de vieillards.

Supposez que des ministres éclairés, placés dans une position sim-ple, eussent alors dirigé la politique de l’Angleterre, le choix n’cùtpas été douteux, et la conduite qui aurait consisté à aider le Dane-mark dans sa résistance contre Napoléon eût certainement prévalu.Niais MM. Canuing, Casllereagh, Perceva! étaient, avec plus ou moinsde talent oratoire, des politiques médiocres, et des ministres pluspréoccupés de leur intérêt que de celui de leur pays ; ils crurent qu’unerépétition du coup d’éclat de 1801 leur était actuellement nécessaire,et ils sc montrèrent en ceci tristement imitateurs de la politique deM. Pilt, et qui dit imitateur dit corrupteur, car tout imitateur cor-rompt ce qu’il imite en l'exagérant.

A peine avait-on la nouvelle de la paix de Tilsit, que le cabinetanglais , alléguant faussement la connaissance acquise par des commu-nications secrètes d’une stipulation qui tendait, disait-il, à soumettrele Danemark à la coalition continentale, résolut d’envoyer une puis-sante expédition devant Copenhague , pour s’emparer de la flotte da-noise, sous prétexte qu’enlever à Napoléon les ressources maritimesdu Danemark n’était de la part de l’Angleterre qu’un acte de légitimedéfense. Cette résolution prise, le cabinet anglais donna immédiate-ment les ordres nécessaires. Déjà les troupes et la flotte étaient prêtesaux Dunes, et il ne restait qu’à mettre à la voile. Depuis l’échecessuyé devant Constantinople , il était établi dans les conseils de l’ami-rauté (pic toute expédition maritime devait être entreprise avec destroupes de débarquement. Conformément à cette opinion, on avait