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pouvait fournir quelques mille hommes de milice, il ordonna au géné-ral Castenskiod de réunir cette milice en toute hâte, et de l’introduire,s’il était possible, dans Copenhague avant l’investissement de cetteville. Quant à lui, il sortit de la place, et courut de sa personne dansle Holstein, pour rassembler l’armée disséminée sur la frontière etla conduire au secours de la capitale, si on parvenait à franchir lesBelts.
Pendant ce temps l’envoyé anglais , ayant rejoint la flotte, prescrività la légation anglaise de sortir de Copenhague , et donna à l’amiralGambier ainsi qu’au général Cathcart le signal de l’exécution épou-vantable préparée contre une cité dont tout le crime consistait dans lapossession d’une flotte que les ministres anglais avaient besoin deconquérir pour relever leur situation dans le parlement. Les pour-parlers avec le gouvernement danois, la nécessité de laisser arriver laflotte de transport, partie plus tard que la flotte de guerre, l’attented’un vent favorable, avaient retardé jusqu’au 15 août les opérationsde l’amiral Gambier. Le 16, il prit terre sur un point de la côte appeléWebeck, à quelques lieues au nord de Copenhague , et y débarquaenviron vingt mille hommes, la plupart Allemands au service de l’An-gleterre. La division des troupes de Stralsund devait débarquer aumidi vers Kioge. Rassurés par la présence dans les Belts de la divisionde bâtiments légers du commodore Keats , ils commencèrent en sécu-rité leur criminelle entreprise. Les Anglais savaient bien qu’ils ne par-viendraient pas, même avec 50,000 hommes, à emporter d’assaut uneplace où se trouvaient de 8,000 à 9,000 défenseurs, dont 5,000 detroupes réglées, et une population de marins fort braves. Mais ilscomptaient sur les moyens de destruction dont ils pouvaient disposer,grâce à l’immense quantité de grosse artillerie transportée sur leursvaisseaux. Ils avaient même, pour être plus assurés du succès, amenéavec eux le colonel Congrèvc, qui devait faire pour la première foisl’essai de ses formidables fusées. En conséquence leur opération neconsista point en travaux réguliers d’approche, mais dans l’établis-sement solide et bien protégé de quelques batteries incendiaires. Ilrégnait autour de Copenhague une espèce de lac de forme allongée,qui embrassait presque toute la portion de l’enceinte du côté de terre.Ils prirent position derrière ce lac, et s’y retranchèrent. Couvertsainsi du côté de la place contre les sorties des assiégés, ils cherchèrentà se couvrir du côté de la campagne par une seconde ligne de contrc-
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