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LIVRE XXVIU.

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vallallon, afin fie tenir en respect soit les milices de la Seeland, réuniessous le général Castenskiod, soit les troupes régulières elles-mêmes,s’il en était quelques-unes qui pussent repasser les Belts. Après s’êtresolidement établis, ils commencèrent à construire leurs batteries incen-diaires , s’abstenant d’en faire usage avant quelles fussent complè-tement armées et en état d’ouvrir un feu destructeur. Pendant qu’ilstravaillaient ainsi, leur flotte s’était approchée du côté de la mer, etdes escarmouches fort vives avaient lieu sur les deux éléments entreles assiégés et les assiégeants. Une flottille danoise , armée à la hâte,disputait avec avantage à la flottille anglaise les passes étroites par les-quelles on peut approcher de Copenhague , tandis que les troupes deligne, enfermées dans la ville, exécutaient des sorties fréquentes contreles troupes du général Calhcart. N’ayant malheureusement que deuxpoints d’attaque à choisir, aux (leux extrémités du lac qui les séparaitde l’ennemi, les Danois trouvaient, quand ils essayaient des sorties, latotalité des forces anglaises réunies sur ces deux points, et n’élaieut pasassez nombreux pour y forcer les lignes des assiégeants. Chaque foisils étaient obligés de reculer, après avoir tué quelques hommes, et enavoir perdu beaucoup plus qu ils n’en avaient tué, à cause du désa-vantage de la position.

Les Anglais attendaient, pour en finir, l’arrivée de la secondedivision qui était devant Stralsund . Les Suédois, excités par eux, ayantrepris les hostilités, le maréchal Brune venait d’entreprendre le siègede cette place avec 58,000 hommes de troupes, et tout le matériel desiège dont la prise de Dantzig, la cessation des hostilités devant Col-berg, Marienbourg et Graudenz , avaient rendu l’usage à l’armée fran-çaise. Le maréchal Brune était accompagne du général du génie Chas-seloup, le même qui avait tant contribué à la prise de Dantzig. Cethabile officier, possédant cette fois tous les moyens dont la réunionn’avait été que successive devant la place de Dantzig, s'était promis defaire du siège de Stralsund un modèle de précision, de vigueur et depromptitude. Il avait préparé trois attaques, mais avec la résolution dene rendre sérieuse que l’une des trois : celle qui, dirigée vers la portede Knieper au nord, pouvait amener la destruction de la flotte sué-doise. Ayant ouvert la tranchée sur tous les points à la fois, malgré lesfeux de la place, il avait en quelques jours établi et armé ses batteries,et commencé une attaque si terrible, que le général ennemi, quoiqu’ileût 15,000 Suédois et 7,000 à 8,000 Anglais , soit dans la place ,