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FONTAINEBLEAU .

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soit dans l’ilc de Rugen , s’était vu contraint, d’envoyer un parlemen-taire, et de livrer Stralsund le 21 août.

Pendant ce siège, conduit par les Français avec une bravoure etune habileté dignes d’admiration, le général Cathcart avait attiré à luila division des troupes anglaises chargée de coopérer avec les Suédois.Il venait de la débarquer à Kinge, et dès ce moment il avait tellementenfermé la ville de Copenhague dans une double ligne de contrevalla-tion, qu’il était en mesure de détruire cette ville infortunée sans avoirà craindre les effets de son désespoir. Rien n’est plus légitime qu’unsiège. Rien n’est plus barbare qu’un bombardement, quand l’une deces nécessités impérieuses de guerre qui justifient tout ne le rend pasexcusable. Et quelle nécessité pour justifier l’atroce exécution préparéepar les Anglais , que celle de piller une flotte et un arsenal réputé fortriche !

Néanmoins le 1" septembre le général Cathcart, ayant en batterie<>8 bouches à feu, dont 48 mortiers et obusiers, somma Copenhague ,dans un langage dont la feinte humanité ne pouvait tromper personne.Il demandait qu’on lui livrât le port, l’arsenal et la flotte, menaçant,si on les refusait, d’incendier la ville, et ajoutant à sa sommation devives instances pour qu’on le dispensât d’employer des moyens qui ré-pugnaient, disait-il, à son cœur. Le général Peymann ayant répondunégativement, le 2 septembre au soir, un feu épouvantable d’obus, debombes de fusées à la Congrève, éclata sur la malheureuse capitale duDanemark. Les barbares auteurs de cette entreprise n’avaient parmême l’excuse de leur propre danger, car ils étaient couverts de ma-nière à ne pas perdre un seul homme. Après avoir continué cettecruauté pendant toute la nuit du 2 septembre et une partie delà jour-née du 5, le général anglais suspendit le feu pour voir si la place serendrait. L'incendie s’était déclaré dans divers quartiers ; des centainesde malheureux avaient péri ; plusieurs grands édifices étaient en flam-ine^; la population valide, employée à verser les eaux de la Baltique sur les quartiers incendiés, était exténuée de fatigue. Le général Pey-mann, le cœur déchiré par ce spectacle, gardait un morne silence, at-tendant pour se rendre que l’humanité fit taire l’honneur. Insensiblesà tant de maux, les Anglais recommencèrent h tirer le 5 au soir, sou-tinrent leur feu toutelanuit, toute la journée du lendemain, sauf unecourte interruption, et persistèrent dans cette barbarie jusqu’au 5 aumatin. Il n’était pas possible de laisser plus longtemps exposée à de