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FONTAINEBLEAU .

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quisc, sortit des passes, ayant soin de rembarquer à la hâte l’annéequelle avait mise à terre, laquelle ne se croyait plus en sûreté dans uneville quelle avait ensanglantée, et à l’approclte des Fiançais qui allaientarriver en toute liàle pour venger un tel attentat. Eu passant devantWebeck, Kronenbourg, et tous les points de la côte, cet immense ar-mement naval recueillit les troupes anglaises, puis il fit voile vers lescotes d'Angleterre.

Il serait impossible d’exprimer la sensation que produisit en Europe l’acte inouï que venait de se permettre, non pas la nation anglaise ,qui blâma sévèrement cet acte, mais le ministère de MM. Canniuget Gastlereagh. L’indignation fut générale tant chez les amis de laFrance , peu nombreux alors , car elle avait trop de succès pour avoirbeaucoup d’amis, que chez ses ennemis les plus décidés. Il n’existaitpas une nation plus estimée que la nation danoise. Sage, modeste, la-borieuse, appliquée à son commerce sans chercher à nuire à celui d’au-trui, s’attachant à maintenir scrupuleusement sa neutralité au milieud’uneguerre acharnée, et. quoique inoffensive,sachant, comme en 1801 ,se dévouer héroïquement au principe de celle neutralité qui formaittoute sa politique, elle était, comme les Suisses , comme les Hollan-dais, l’une de ces nations qui rachètent la faiblesse numérique par laforce morale, et savent, conquérir le respect universel. La’surprisedont elle venait d’être la victime faisait encore plus éclater sa bonnefoi 5 car elle périssait pour n’avoir pris aucune précaution contre l’An-gleterre, et pour en avoir trop pris contre la France . Ce ne fut doncqu’un sentiment et qu’un cri dans toute l’Europe . Auparavant on disaitque personne ne pouvait reposer tranquille à côté du conquérant re-doutable enfanté par la révolution française. Maintenant on disait quel’Angleterre était tout aussi tyrannique sur mer que Napoléon surterre, quelle était perfide autant qu’il était violent, et qu’entre lesdeux il n'y avait ni sécurité ni repos pour aucune nation. C’était là lelangage de nos ennemis, c’était le langage de Berlin et de Vienne .Mais chez nos amis, et chez les hommes impartiaux, on reconnaissaitque la France avait bien raison de vouloir réunir toutes les nationscontre un despotisme maritime intolérable, despotisme qui, une foisétabli, serait invincible, n’admettrait de pavillon que le pavillon an-glais, ne souffrirait de trafic que celui des produits anglais , et finiraitpar fixer à sa volonté le prix des marchandises ou exotiques ou manu-facturées. Il fallait donc s’entendre pour tenir tète à l’Angleterre, pour