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de la guerre cherchaient à faire croire que ce n’était là qu’une ré-solution passagère pour obtenir la remise de Braunau , résolutionqui changerait bientôt des qu’on aurait ramené la Russie à uneautre politique. Malgré ces assertions du parti de la guerre à Vienne ,le cabinet autrichien en réalité ne demandait pas mieux que de voirses représentations pacifiques écoutées à Londres , et avait pris le partid’interrompre les relations diplomatiques avec l’Angleterre, dans le casoù celle-ci persisterait à fermer l’oreille à tout accommodement.
Quant à scs armements, l’Autriche donna des assurances beaucoupmoins sincères. Elle affirma qu’elle vidait, ses cadres en renvoyant leshommes qui les avaient remplis momentanément, qu’elle vendait sesmagasins, qu’eu un mot elle se remettait sur le pied de paix le plusétroit.. En réalité elle ne renvoyait que les hommes près d’atteindrel’âge de la libération, pour les remplacer par de jeunes recrues dontelle faisait l’éducation militaire avec beaucoup de soin, sous la direc-tion de l’archiduc Charles, toujours occupé d’apporter de nouveauxperfectionnements à l’organisation de l’armée autrichienne Elle nevendait en fait de magasins que les matières peu propres à être conser-vées, et elle remplissait scs arsenaux d’armes et de munitions de toutgenre. En résumé, l’Autriche , adhérant, temporairement aux vues deNapoléon pour s’épargner la guerre, voulait néanmoins être prête à sevenger de ses revers, si des circonstances nouvelles l’amenaient à re-prendre les armes. Pour le présent elle désirait la paix, mêmegénérale.
Napoléon, dont le plan était sur tous les points de reporter leshostilités vers le littoral du continent, et pour cela d’en pacifier l’inté-rieur, avait déclaré à la Prusse qu’il reprendrait volontiers le mouve-ment d’évacuation, un instant suspendu par suite du retard mis àl’acquittement des contributions, mais qu’il fallait qu’on s’entendit leplus tôt. possible sur le montant de ccs contributions et sur leur moded'acquittement. La Prusse ayant proposé d’envoyer le prince Guil-laume, Napoléon avait témoigné qu’il l’accueillerait avec infinimentd égards. Cette puissance infortunée était si abattue, qu’elle avait dé-claré non-seulement son adhésion au système continental, mais sa dis-position à conclure avec la France un traité formel d’alliance offensiveet défensive. Quant au Danemark , il avait signé un traité de ce genre,et stipulé l’envoi de troupes françaises dans les îles de Fionie cl, deSéelande, pour fermer le Sund , le passer sur la glace, et envahir la
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