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FONTAINEBLEAU .

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a Dieu qui veille sur ses créatures ue permet pas la consommationdes faits atroces quand les victimes sont innocentes; aussi sa toute-puissance m’a-l-elle préserve de la plus affreuse catastrophe. Tousmes sujets connaissent parfaitement mes sentiments religieux et la ré-gularité de mes moeurs, tous me chérissent, et je reçois de tous lespreuves de vénération dues à un père qui aime ses enfants. Je vivaispersuadé de celte vérité, quand une main inconnue est venue m’ap-prendre et me dévoiler le plan le plus monstrueux et le plus inouï quise tramait contre ma personne dans mon propre palais. Ma vie, tantde fois menacée, était devenue à charge à mon successeur, qui, préoc-cupé, aveuglé, et abjurant tous les principes de foi chrétienne que luenseignèrent mes soins et mon amour paternels, était entré dans uncomplot pour me détrôner. J’ai voulu alors rechercher par moi-rnêmela vérité du fait, et, surprenant mon tils dans son propre appartement,j’ai trouvé en sa possession le chiffre qui servait à ses intelligences avecles scélérats et les instructions qu’il en recevait. Je convoquai, pourexaminer ces papiers, le gouverneur par intérim du conseil, pour que,de concert avec d’autres ministres, ils se livrassent activement à toutesles recherches nécessaires. Tout a été fait, et il en est résulté la dé-couverte de plusieurs coupables : j'ai décrété leur arrestation ainsi quela mise aux arrêts de mon fils dans sa demeure. Cette peine manquaità toutes celles qui m’affligent ; mais, comme elle est la plus doulou-reuse, c’est aussi celle qu’il importe le plus de faire expier à son au-teur, et, en attendant que j’ordonne de publier le résultat des pour-suites commencées, je ne veux pas négliger de manifester à mes sujetsmonaftliction, que les preuves de leur loyauté parviendront à diminuer.Vous tiendrez cela pour entendu, afin que la connaissance s’en répandedans la forme convenable.

» Saint-Laurent oie i'Eseurial), le 50 octobre i8i)7.

» Au gouverneur par intérim du conseil. »

Dans celte cour, où l’on n osait rien faire sans eu référer à Paris ,où le lils opprimé, le père involontairement oppresseur, le favori per-sécuteur de tous les deux, cherchaient auprès de Napoléon un appuipour leur malheur, leur ineptie ou leur crime, il n’était pas possiblequ’on se livrât à de si déplorables extravagances sans lui en écrire, finconséquence, la veille meme de l’acte officiel que nous venons de rap-porter, ou dicta au malheureux Charles IV une lettre à Napoléon,