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une pal lie des dragons, était resté en Pologne, au delà de la Vistule ,et formait le premier commandement, se replia entre la Vistule etl'Oder, occupant Thorn, Varsovie et Posen, sa cavalerie sur l’Oder même. La Pologne , fort recommandée à Napoléon par le roi de Saxe,obtint ainsi un notable soulagement. Le maréchal Soult, qui formaitle deuxième commandement, reçut ordre d’évacuer la Vieille-Prusse,et de se reporter vers la Poméranie prussienne et suédoise, sa cavaleriecontinuant seule à vivre dans l’ile de Nogat. Il ne resta sur la droitede la Vistule que les grenadiers d’Oudinot à Dantzig . Le premier corps,passé aux ordres du maréchal Victor, continua d’occuper Berlin , avecla grosse cavalerie en arrière sur les bords de l'Elbe . Le maréchalMortier, avec les cinquième et sixième corps, et deux divisions dedragons, fut laissé dans la haute et la basse Silésie. Le prince dePonte-Corvo, commandant seul les bords de la Baltique , depuis laprise de Stralsund et la dissolution du corps du maréchal Brune, dutoccuper Lubeck avec la division Dupas, Luncbourg avec la divisionBoudet, Hambourg avec les Espagnols , Brème avec les Hollandais.Tout ce qui restait de cavalerie n’ayant pas pris place dans ces diverscommandements fut envoyé en Hanovre . Les Bavarois, Wurlember-geois, Badois, Hessois, Italiens, obtinrent l’autorisation de rentrerchez eux. La grosse artillerie de siège, les approvisionnements envêtements, souliers, armes, confectionnés à prix d’argent dans la Po-logne et l’Allemagne , furent dirigés sur Magdcbourg. La garde impé-riale, au nombre de douze mille hommes, accéléra sa marche versParis .
Napoléon en prescrivant ces mouvements avait la double intentionde décharger le nord de l’Europe , et de ramener quelques régimentsde vieilles troupes en France . Indépendamment de la garde qui allaitarriver, il fit rentrer neuf ou dix régiments d’infanterie, une certaineportion d’artillerie à pied, et beaucoup de cadres de dragons. Il s’yprit avec sa dextérité ordinaire, pour qu’il résultât de ce changement,au lieu d’une dislocation, une meilleure organisation de ses corpsd’armée.
Le corps deLanncs, composé des grenadiers Oudinol, avait été laisséd abord à Dantzig. C’était assez des grenadiers pour Dantzig , comme dé-fense et comme charge. Napoléon prononça la dissolution de la divisionVerdier, composée de quatre beaux régiments d’infanterie. Deux de cesrégiments, les 2 e et 12° légers, faisant partie de la garnison de Paris ,
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