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LIVRE XXVIIÏ.
lurent rappelés dans cette capitale. Les deux autres, le 7if- et le 5 e deligne, passèrent à la division Saint-Hilaire, pour la dédommager de troisrégiments, les 45 e , 55% 14 e de ligne, qu’on lui retira, parce qu’ilsavaient leur dépôt au camp de Boulogne et a Sedan . Celte division res-tait à cinq régiments, nombre que Napoléon ne voulait pas dépasser.La division Morand, ayant six régiments, fut diminuée du 51 e . La divi-sion Dupas, qui avec les Saxons et les Polonais composait à Friedland lecorps de Mortier, aujourd’hui dissous, ne présentait qu’une agrégationpassagère cl pesait sur la ville de Lubeck . Napoléon lui prit le 4 e léger,qui faisait partie de la garnison de Paris , et le 15 e de ligne, qui appar-tenait à Brest . Enfin le 44- de ligne, laissé en ganison à Dantzig, pours'y reposer du désastre d’Eylau, n’élant plus nécessaire dans celle ville,en fut rappelé. Le 7' de ligue, devenu disponible par l’évacualion deBraunau , le fut également. L’artillerie de la division Verdier, dis-soute, se joignit aux corps qui revenaient en France . L’arme des dra-gons était dans le Nord plus nombreuse qu’il ne fallait. Les troisièmesescadrons des 1", 5°, 5% 9-, 10% 15% 4° régiments, après avoir versétous leurs hommes dans les deux premiers escadrons, durent rentreren France .
Ainsi, sans désorganiser ses corps, en les ramenant à des propor-tions plus uniformes, en ne rompant que les agrégations passagères,Napoléon sut se créer le moyen de rappeler dix beaux régiments d’in-fanterie, appartenant presque tous ou à Paris ou aux camps des côtes;ce qui était une convenance de plus, car ces régiments, étant ceux quiavaient le plus fourni aux corps du Portugal et de la Gironde , se trou-vaient ainsi rapprochés de leurs détachements. Cet art profond de dis-poser des troupes est la partie la plus élevée peut-être de la sciencede la guerre. Il est nécessaire à tout gouvernement, même pacifique,à titre de bonne administration La grande armée dans le Nord étaitencore d’environ 500,000 Français , sans compter les Polonais et lesSaxons restés en Pologne , les Bavarois, lesWurtembcrgeois, les Badois,les Hessois, les Italiens acheminés vers leur pays , mais non licenciés,et prêts à revenir au premier appel. Napoléon avait alors, en ajoutant àla grandearmée les armées de la haute Italie, de la Dalmatie, de Naples ,des îles Ioniennes, de Portugal, d’Espagne , de l’intérieur, 800,000hommes de troupes françaises , et au moins 150,000 de troupes alliées ’,
1 Nous croyons devoir citer une lettre curieuse de Napoléon à Joseph, dans la