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un troisième parti, dont nous avons déjà parlé, celui de Cuir au Brésil ,en livrant la malheureuse patrie des Bragance aux Anglais et auxFrançais , qui allaient s’en disputer les lambeaux. Au milieu de cespénibles hésitations, le prince régent, dès qu'il avait appris la marchede l’armée française sur Valladolid, avait accédé à toutes les demandesde Napoléon, déclaré la guerre à la Grande-Bretagne, décrété la saisiede toutes scs propriétés, en donnant toutefois aux commerçants anglais le temps d’emporter ou de vendre ce qu’ils possédaient de plus pré-cieux. Il avait enfin dépêché à la rencontre du général Junot, pourarrêter l’armée française, des messagers, qui malheureusement lacherchaient sur les routes où elle n’était pas. Lord Strangford, ambas-sadeur d’Angleterre, avait pris scs passe-ports, et s’était retiré à bordde la flotte anglaise , qui avait immédiatement commencé le blocusdu Ta go.

L’apparition imprévue de l’armée française sur la route d’Alcanlaraà Abranlôs, sans qu’aucun des émissaires envoyés put ralentir samarche, fit naître une indicible terreur dans l'aine du régent, terreurpartagée par tous ses parents et conseillers. L’idée de fuir prit alors ledessus sur toutes les autres. Lord Strangford, sachant ce qui se pas-sait, s’empressa de reparaître à Lisbonne , en apportant des nouvellesde Paris, qui avaient passé par Londres , et qui annonçaient la résolu-tion prise par Napoléon de détrôner la maison de Bragance 1 . Cesnou-

1 Plusieurs historiens, tant portugais qu’espagnols et français , ont prétenduque lord Strangford décida le prince régent à quitter le Portugal en produisant unMoniteur du 11 novembre, arrivé par la voie de Londres , contenant un décretimpérial semblable à c<.lui qui avait prononcé la déchéance de la maison de Naples ,et déclarant que la maison de Bragance avait cesse de régner. Cette assertion, sielle n’est pas tout à fait inexacte, est cependant erronée. Le Moniteur ne ren-ferme. ni à la date du 11 novembre, ni à des dates antérieures ou postérieures,un décret portant que la maison de Bragance avait cessé de régner. Cette formeemployée en 1S0C contre la maison de Naples , après une trahison impardonnable,ne pouvait pas se renouveler contre dis familles régnantes, qui n’avaient fourni àNapoléon aucun prétexte de les traiter de la sorte. Le dépôt des minutes à lasecrélairerie d'État ne renferme pas plus que le Moniteur le décret, dont on parle,contre la maison de Bragance. Mais le Moniteur du 15 novembre contient sous larubrique Paris, date du 12, un article sur les diverses expéditions des Anglais contre. Copenhague, Alexandrie, Constantinople et Buenos-Ayres . Dans cet arti-cle, dicté évidemment par Napoléon, et tendant à montrer les conséquences aux-quelles s'exposaient tous les gouvernements qui se sacrifiaient à la politique an-glaise, on lit le passage suivant :

« Après ces quatre expéditions qui déterminent si bkn la décadence morale etmilitaire de l'Angleterre, nous parlerons de la situation où ils laissent aujourd’hui