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Mais cctle hardie entreprise supposait que les ordres réitérés deNapoléon, relativement aux deux points que les Anglais possédaientencore sur la côte de Calabre, ScyIla et Reggio , auraient reçu leurexécution. Napoléon s’était plusieurs fois indigné contre Joseph de cequ’avec une armée de plus de 40,000 hommes il soutirait que lesAnglais eussent encore le pied sur la terre terme d’Italie . » C’est unehonte, lui écrivait-il, que les Anglais puissent nous résister sur terre.Je ne veux pas que vous m’écriviez avant que cette honte soit réparée ;et s'il ne l’est bientôt, j’enverrai l’un de mes généraux vous remplacerdans le commandement de mon armée de Naples . « Sensible à ces re-proches, Joseph avait chargé le général Reynier d’attaquer les deuxpoints tortillés de Scy lia et de Reggio , qui offusquaient si vivement lesyeux de Napoléon . On touchait au moment de les prendre, mais ilsn’étaient pas pris. Napoléon en ressentit une vive colère. Cependant,son irritation contre la molessc de son frère ne changeant rien à l’étatdes choses, il fut convenu que le projet d’expédition serait modifié, caron ne pouvait’ pas s’emparer du détroit quand la côte des Calabres, quiaurait du naturellement appartenir aux Français , n’était pas encore enleur possession. En conséquence, l'amiral Ganleauinc dut se rendred’abord à Corfou , pour y déposer le vaste approvisionnement de guerreembarqué sur la flotte ; puis revenir dans le détroit, toucher à Reggio ,qui probablement serait pris à l’époque présumée de son apparitiondans ces mers, y prendre une douzaine de mille hommes, et les trans-porter par l'intérieur du détroit au midi du Phare. La saison étaitpour l’amiral Gantcaume une raison de plus d’agir ainsi ; car, enopérant par l’intérieur du détroit et au midi du Phare, on était à l’abrides vents violents qui, dans l’hiver, soufflent du nord-ouest, et rendentdangereuse rapproche de la côte nord de la Sicile .
Ces dispositions étant arrêtées, l’amiral Ganteaume se tint prêt às’embarquera la première apparition de l’une des divisions navalesqu’on attendait à chaque instant de Carlhagène, de Cadix ou de Rn-chefort. On se souvient sans doute que, sur les observations fort sagesde l’amiral Decrès, il avait été convenu que les divisions de Brest et deLorient resteraient dans l’Océan, et que celles de Rocheforl et de Ca-dix recevraient seules l’ordre de pénétrer dans la Méditerranée. L’a-miral Rosily avait fort à cœur de sortir de Cadix , où il était retenudepuis plus de deux ans. Mais il lui était plus difficile de sortir qu’àaucun autre, à cause du détroit et de Gibraltar . C’es! à l’immensité