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AlUNJliEZ.

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nie, il continuait à occuper le Brandebourg et la Silcsic, c’était parcequ’on avait refusé d’acquitter les contributions de guerre ; qu’il ne de-mandait pas mieux que de retirer ses troupes dès qu’on l’aurait payé ;que si du reste il demeurait en Prusse au delà du terme prévu , lesRusses de leur c'té demeuraient sans motif avouable dans les pro-vinces du Danube, et que la Moldavie et la Valachie valaient bien laSilésie . Sans le dire précisément, Napoléon parut, aux yeux d'un es-prit prévenu comme l’était M. de Tolstoy, faire dépendre l’évacuationde la Silésie de celle de la Moldavie et de la Valachie , et lier presquel’acquisition de celles-ci par les Russes à l’acquisition de celle-là par lesFrançais . L’humeur de M. de Tolstoy dut céder à la hauteur de Na-poléon, mais le ministre russe conçut un vif dépit ; et comme on cherchetoujours la société qui sympathise le mieux avec les scnlimeuts qu’onéprouve, il fréquenta de préférence les entêtes peu nombreux qui ,dans l’ancienne noblesse française, se vengeaient par leurs propos den’ètrc point encore admis à la cour impériale. Il tint un langage peuamical, faillit avoir avec le maréchal Ney, qui n’était pas endurant, unequerelle sur le mérite des armées russe et française , et se montra plu-tôt le représentant d’une cour malveillante que celui d’une cour quivoulait être, et qui était en effet, pour le moment du moins, une in-time alliée. M. de Talleyrand avec son sang-froid dédaigneux fut chargéde contenir, de calmer, de réprimer au besoin l’humeur incommodede M. de Tolstoy.

Les choses se passèrent mieux à Saint-Pétersbourg , entre M. deCaulaincourt et l’empereur Alexandre; mais celui-ci ne dissimula pasplus que son ambassadeur le chagrin qu’il éprouvait. M. de Caulain-court était un homme grave , portant sur son visage la droiture quiétait dans son àme, n'ayant qu’une faiblesse, c’était de ne pouvoir seconsoler du rôle qu’il avait joué dans l’affaire du duc d'Enghicn , cequi le rendait sensible outre mesure à l’estime qu’on lui témoignait,et ce qui fournit à l’empereur Alexandre un moyen de le dominer.M. de Caulaincourt trouva l’empereur plein à son égard de grâce etde courtoisie, mais blessé au cœur de ne pas voir se réaliser immédia-tement les promesses qu’on lui avait faites. A Tilsit Napoléon avait dità l’empereur Alexandre que si la guerre continuait, et si la Russie yprenait part, elle pourrait trouver vers la Baltique un accroissementde sûreté, vers la mer Noire un accroissement de grandeur, et il avaitéventuellement parlé de la distribution à faire des provinces de l’empire