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unes des conséquences de la guerre, si l’empereur Napoléon , voulantl’engager dans son système, ne lui avait fait entrevoir des agran-dissements soit au nord, soit au midi de l’empire, et n’avait été lepremier à lui parler de la Moldavie et de la Valachie . Poussé àentrer dans cette voie, il avait fait tout ce que Napoléon avait désiré :il avait déclaré la guerre à l’Angleterre, malgré les intérêts du com-merce russe; il l’avait résolue avec la Suède , malgré la parenté; etquand lui et tout le monde dans l’empire s’attendait à recevoir le prixde tant de dévouement à une politique étrangère, il arrivait tout àcoup de Paris la nouvelle qu’il fallait renoncer aux plus légitimes espé-rances ! Le czar ne pouvait revenir de sa surprise et se consoler deson chagrin. Vouloir lier le sort de la Silésie à celui de la Moldavie etde la Valachie , retenir l’une aux Prussiens pour donner les deux autresaux Russes , c’était lui faire un devoir d’honneur de tout refuser. 11ne pouvait pas payer, avec les dépouilles d’un ami malheureux qu’onl’accusait d’avoir déjà trop sacrifié, les acquisitions qu’on lui permettaitde faire sur le Danube . « Ces malheureux Prussiens , dit Alexandreà M. de Caulaincourt, n’ont pas de quoi manger. Délivrez-moi deleurs importunités, et je n’aurai plus rien qui me trouble dans mesrelations avec la France. D’ailleurs que ferait Napoléon de la Silésie ?La garderait-il pour lui ? Mais ce serait devenir mon voisin, et les voi-sins, il me l’a déclaré lui-même, ne sont jamais des amis. A quoi luiservirait une province si éloignée de son empire? Qu’il prenne autourde lui, près de lui, tout ce qu’il voudra, je le trouve nalurel et bienentendu. 11 a pris l’Étrurie ; il va, dit-on, prendre les États romains;il médite on ne sait quoi sur l’Espagne ! Soit. Qu’il fasse au Midi cequi lui convient, mais qu’il nous laisse faire au Nord ce qui nous con-vient également, et qu’il ne se rapproche pas tant de nos frontières.S’il ne veut pas la Silésie pour lui, la pourrait-il donner à quelqu’unqui me vaille? Assurément non, et en la rendant aux Prussiens, ce quiest la plus simple des solutions, il ne faut pas qu’en revanche il merefuse ce qu’il m’a promis. 11 tromperait ainsi non-seuleineut monattente, mais celle de la nation russe, qui estimerait que la Finlande ne vaut pas la guerre qu’elle va lui coûter avec l'Angleterre et la Suède ,qui dirait que j’ai été dupe du grand homme avec lequel je me suisabouché à Tilsit ; qu’on ne peut le rencontrer sans danger, ni sur lechamp de bataille, ni dans une négociation ; et qu'il eût mieux valu,sans continuer une guerre impolitique et dangereuse , se séparer en