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ARAXJUfcZ.

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général des corps de la Gironde et de l’Océan, de la division des Py-rénées Orientales, de la division des Pyrénées Occidentales , et detoutes les troupes qui pénétreraient plus lard en Espagne ; êtrerendu dans les premiers jours de mars à Burgos , où allaient se trouverles détachements de la garde impériale; placer son quartier généralau milieu du corps du maréchal Moncey, c’est-à-dire à Burgos même ;s’avancer avec ce corps sur la route de Madrid par Aranda et Somo-Sierra, y diriger celui du général Dupont par Ségovie et l’Escurial;être maître vers le 13 mars des deux passages du Guadarrama ;réunir six cent mille rations de biscuits déjà fabriquées à Bayonne ,de manière que les troupes eussent des vivres pour quinze jours encas de marche forcée; attendre pour tout mouvement ultérieur lesordres de Paris; occuper sur-le-champ la citadelle de Pampelune ,les forts de Barcelone, la place de Saint-Sébastien ; donner aux com-mandants espagnols , pour raison de cette occupation, la règle ordi-naire à la guerre d’assurer ses derrières quand on marche en avant,même en pays ami ; tenir toutes les troupes bien ensemble, commeon avait l’habitude de le faire en approchant de l’ennemi ; veiller à coque la solde fût toujours au courant, pour que les soldats ayant del'argent ne fussent pas tentés de consommer sans payer, et, comme ily avait lieu de se défier des Napolitains entrant en Catalogne , fairefusiller le premier Italien qui pillerait; ne pas rechercher, ne pas ac-cepter de communication avec la cour d’Espagne , sans en avoir l’ordreformel; ne répondre à aucune lettre du prince de la Paix ; dire, si onétait, interrogé de manière à ne pouvoir se taire, que les troupes fran-çaises entraient en Espagne pour un but connu de Napoléon seul, butcertainement avantageux à la cause de l’Espagne et de la France ; pro-noncer yaguemeut les mots de Cadix, de Gibraltar , sans rien alléguerde positif; annoncer particulièrement aux provinces basques que, quoiqu’il pût arriver, leurs privilèges seraient respectés^; publier, quandon serait à Burgos , un ordre du jour, pour recommander aux troupesla discipline la plus rigoureuse, les relations les plus fraternelles avecle généreux peuple espagnol , ami et allié du peuple français; nejamais mêler à toutes ces protestations d’amitié d’autre nom que celuidu peuple espagnol, et ne jamais parler ni du roi Charles IV , ni deson gouvernement, sous quelque forme que ce fût.

Tel est le résumé des instructions adressées à Murat le 20 février,confirmées et développées les jours suivants, dans des ordres posté-