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uvre xxx.

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quefois des inquiétudes sur sa conduite, et de se demander s’il avaitbien ou mal compris les intentions de l’Empereur. Il fut doue enchantéen recevant la lettre du 50, et, malgré le blâme momentané dontM. de Tournon avait divulgué le secret à Madrid , il n’en persévéraqu’avec ph.s de zèle et d’astuce dans le plan, si peu digue de sa loyauté,qu’il avait inventé aussi vite que son maître. Le général Savary venaitd’arriver porteur des volontés secrètes de Napoléon , qui se trouvaienten si triste harmonie avec celles de Murat, et il n’y avait plus à hésitersur la marche à suivre. Ne pas reconnaître Ferdinand VU, l’induire àse rendre au-devant de l’Empereur, s’il résistait se servir de la protes-tation de Charles IV pour déclarer celui-ci seul roi d’Espagne , et Fer-dinand Vil un fds rebelle et usurpateur ; arracher le prince de la Paixà ses bourreaux, par humanité cl par calcul, car il allait devenir dansles circonstances un utile instrument, parut à Murat le plan indiquépat les événements, et commandé d’ailleurs par Napoléon , qui étaiten route alors vers Bayonne . Mural et le général Savary s’entendirentpour mener à bien cette difficile trame. Ils avaient dans les mains uncommode auxiliaire, c’était M. de Beauharnais, d’autant plus commodequ'il était convaincu, dans son aveugle confiance, que Ferdinand VII n'avait rien de mieux à faire que de courir au-devant de Napoléon ,pour se jeter dans ses bras ou à ses pieds, et obtenir de lui la recon-naissance de son nouveau titre, la confirmation de ce qui s’était passéà Aranjucz, et la main d’une princesse française. Tous les jours M. deBeauharnais conseillait cette conduite à Ferdinand, et celui-ci, quiavait grande impatience de recevoir de Napoléon la permission de ré-gner, mais n’osait encore prendre aucun parti en l’absence de ses fa-voris, promettait de faire tout ce que lui conseillait l’ambassadeur deFrance dès qu’il aurait réuni à Madrid les hommes revêtus de sa con-fiance. Il avait déjà écarté de son ministère les personnages qui pas-saient pour être les plus dévoués au prince de la Paix, ou qui luiinspiraient peu de goût. Il avait appelé à l’administration de la guerre,M. O’Farrill, militaire honorable, chargé autrefois de commander lestroupes espagnoles en Toscane ; à l'administration des finances, unancien ministre fort respecté, M. d’Azanza ; à l’administration de lajustice, don Sébastien Pinuela, employé très-estimé de ce même dé-partement. Il avait écarté M. de Caballcro, qui seul avait tenu tètedans les derniers jours au prince de la Paix, mais auquel on imputaitdans la poursuite du procès de l’Escurial un rôle peu favorable aux ac-