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Bayonne .

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cufés, et ii avait gardé aux affaires étrangères M. de Gevaîlos, l’humbleserviteur du prince de la Paix en toute occasion, notamment dans lagrande question du voyage d’Andalousie , se donnant aujourd’hui pourle personnage le plus fidèle à la nouvelle cour, et ayant aux yeux decelle-ci un précieux titre, c’était de détester les Français, que du resteil était prêt à servir si leurs armes venaient h triompher.

Enfin, le duc de l’Infantado étant arrivé, Ferdinand VII le créa,comme nous l’avons dit, gouverneur du conseil de Castille, et com-mandant de sa maison militaire. Il eut aussi la satisfaction de revoiret d’embrasser son précepteur, qu’il avait indignement livré dans le pro-cès de l’Escurial, mais qu'il aimait d’habitude, H avec lequel il avait lacoutume d’ouvrir son cœur, qu’il ouvrait à bien peu de gens. Il voulutle combler de dignités, et le faire grand inquisiteur, ce que le chanoineEscoïquiz repoussa avec un feint désintéressement, jouant en cela lecardinal de Fleury, et ne désirant être que précepteur de son royalélève, mais, sous ce titre, aspirant à gouverner l’Espagne et les Indes.II accepta seulement le titre de conseiller d’Etat et le cordon deCharles III, comme pour accorder à son roi le plaisir de lui donnerquelque chose. C’est avec ces divers personnages, et en formant cepen-dant avec le duc de l’Infanlado et le chanoine Escoïquiz un conseilplus intime, où se prenaient les décisions les plus importantes, qu’ildevait résoudre les grandes questions desquelles dépendaient sonsort et celui de la monarchie.

Les questions que Ferdinand avait à décider se résumaient en uneseule : Irait-il au-devant de Napoléon pour s’acquérir sa bienveillance,obtenir la reconnaissance de son nouveau titre, et la main d’une prin-cesse française, ou bien attendrait-il fièrement à Madrid , entouré de lafidélité et de l’enthousiasme de la nation, ce que les Français oseraiententreprendre contre la dynastie ? Même avant de résoudre cette gravequestion, onavait multiplié les démarches obséquieuses auprès de Na-poléon. Après avoir envoyé au-devant de luitroisgrands seigneurs de lacour, le comte de Fernand Nunez, le duc de Medina-Ccli et le duc deFrias, on lui avait encore dépêché l’infant don Carlos, pour aller jus-qu’à Burgos, Villoria, Iran, Bayonne même, s’il fallait pousser jus-que-là pour le joindre. Cette première marque de respect, donnée àNapoléon, restait à savoir quelles concessions on ferait pour s’assurersa faveur dans le cas où il prétendrait se constituer arbitre entre lepère et le fds. On employa plusieurs jours à délibérer sur ce sujetdifficile.